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Manon Von Banck, la bonne année

Retour sur la saison de Manon Von Banck, entre NF3, Ligue 2 et coupe de France.

Deux objectifs ont déjà été complétés. En ajoutant un possible maintien en Ligue 2 dès ce week-end avec la SIG, Manon Von Banck pourra dire qu’elle a coché toutes les cases de son bulletin d’avant-saison. Peut-être même plus, elle qui a vu sa saison passée s’arrêter brutalement, la faute à une blessure : “toutes les dernières saisons ont été mitigées, voire compliquées. Entre la COVID et ma blessure, je n’avais plus connu de fin de saison depuis longtemps”. 

Là, elle considère enfin “la saison réussie”. Entre autres, une montée en Nationale 2 avec l’équipe 2, une demi-finale de coupe de France dans un Rhénus plein et, espérons-le, un maintien voire même des Playoffs en Ligue 2 : “monter en Nationale 2, c’est pas anodin. Cela n’arrive pas souvent et c’est une belle page de notre histoire avec les filles qui s’est écrite”.

Durant ces dix mois de compétition, Manon estime qu’elle “a progressé. J’ai pu faire mes premiers pas en Ligue 2, dans un effectif où je me sens plutôt bien. Il faut dire que le groupe n’a pas beaucoup changé entre les deux saisons et depuis le début, je suis présente, aussi bien aux entraînements qu’aux matchs. Tout cela fait que je me sens bien plus à l’aise sur le terrain et en dehors”. Avec la blessure de Célia Cardenal, le rôle de Manon a même évolué. Plus de responsabilités, la nécessité d’être encore plus exigeante avec soi-même, voilà également ce qu’elle en retire, “tout cela me tire vers le haut”. 

Un rôle en Ligue 2

La preuve en est, elle est devenue cette année capitaine avec l’équipe réserve. Un nouveau rôle à endosser, mais pas plus de pression pour elle : “avec le statut de joueuse de Ligue 2, on est peut-être plus attendue le week-end. Par le coach, tes partenaires ou encore tes adversaires. Il faut prouver cette légitimité de jouer au-dessus, c’est normal. Mais cela fait partie de mes valeurs. J’ai confiance en moi et ça me permet de jouer relâchée pour pratiquer mon meilleur basket et réaliser de belles choses”.

A commencer par une demi-finale de Coupe de France, au Rhénus, face à Basket Landes. Qui plus est, face à une de ses idoles, on vous laisse deviner qui : “il restera comme un des plus beaux souvenirs que j’ai pu connaître jusqu’ici. Le moment était incroyable. Un mélange de stress positif, d’adrénaline. On dit toujours que ce sont pour des moments comme cela qu’on joue au basket, et c’est vrai. Maintenant, sur le match, je pense que nous avons tout donné. Il nous a peut-être manqué un peu d’expérience, de physique. C’est tout de même une équipe d’Euroleague en face”. 

Une “énergie positive” pour elle et le club, qui s’est poursuivie avec une montée en Nationale 2 décrochée quelques jours plus tard. Cet objectif, Manon l’avoue, n’en était pas réellement un au départ : “Je l’ai évoqué lors des premières réunions d’équipe en début de saison. Après tout, nous jouons aussi pour gagner. Mais j’ai bien senti que tout le monde n’y croyait pas forcément. Le podium, pourquoi pas. Mais au-delà, c’était différent (rires)”. Surtout que le début de saison ne tourne pas forcément toujours à l’avantage des protégées de Steve Blanchong. 

Champagnole fait très vite course en tête au classement, avant de sombrer et de voir la SIG revenir : “nous n’avons pas lâché et voulions rester au contact. Au fil de la saison, nous avons vu que le groupe était capable de belles choses. Nous gagnons à Champagnole et après ça, tout s’est enchaîné et je suis très fière de l’équipe”. Maintenant, il lui reste quelques marches à gravir : le maintien avec l’équipe 1, “les Playoffs en Nationale 3 et pourquoi pas, un titre de championne de France”. 

Puis pour la suite, Manon aimerait “continuer à côtoyer le haut niveau, tout en conciliant mes études. C’était possible cette année et j’espère pouvoir refaire cela encore quelques années”. Avant de penser à la suite, qui s’annonce certainement belle aussi. 

Crédit photo : One and All