Alanis Thiebac, au revoir Geispo’, bonjour Colomiers

Après trois saisons à Geispolsheim, Alanis Thiebac s’en va relever de nouveaux challenges à Colomiers.

Il a dû lui sembler bizarre, ce dernier match à domicile face à l’ASA le 26 mai dernier. Se dire qu’après trois ans de bons et loyaux services, Alanis vient de disputer son dernier match flanqué des couleurs bleue et blanche. Pour lui redonner le sourire, les « Geis » se sont imposées 79-48. Quoi de mieux que de quitter son club sur un titre ?

En remontant quelques années en arrière, les débuts d’Alanis dans ce sport n’ont pas été une franche réussite : « j’ai démarré il y a plus de dix ans à Holtzheim, en Babys mais j’ai rapidement arrêté. J’ai repris en primaire, en suivant mes copines et lorsqu’il était possible de faire des matchs ». Le goût de la compétition, déjà.

Direction Bourges

A côté, elle pratique également la natation, à qui elle ne donne finalement pas sa préférence : « le choix du basket s’est fait au moment d’entrer au pôle. Si j’avais pu continuer les deux, je l’aurais fait mais je voulais plus me consacrer au basket ». Après des passages à Saint-Jospeh puis à la SIG, elle fait déjà (à 15 ans), le grand saut vers Bourges : « Après le pôle espoirs, je voulais poursuivre ma progression en rejoignant un centre de formation. Je n’ai pas été prise à l’INSEP alors je suis allée à Bourges ».

Si elle avoue avoir un peu hésité avant de rejoindre le centre de formation des Tangos, aujourd’hui, elle ne regrette pas ce choix : « Dès le début, je me suis sentie bien là-bas. C’est vrai que les déplacements, notamment pour rentrer, c’était compliqué, mais je voulais poursuivre le basket à haut-niveau ».

Dans sa tête, l’envie de professionnalisme faisait son chemin, même si elle se doutait déjà que « ce n’est malheureusement pas possible de vivre de cela toute notre vie ». Durant trois saisons dans le Cher, Alanis va en profiter pour apprendre, sûr et en-dehors des terrains. Et ce, malgré une dernière année un peu plus mitigée : « Cette expérience m’a vraiment servie. J’ai grandi, mentalement, et pris de l’expérience en termes de basket ou dans la vie de tous les jours. J’ai su me remettre en question quand il le fallait et cela m’a permis de progresser et de garder l’envie de jouer au plus haut niveau possible ».

Retrouver la confiance à Geispolsheim

Cette envie, Alanis viendra la retrouver en Alsace, du côté du CJS. En équipe 2 tout d’abord (NF2) où elle prend malgré tout part à quelques rencontres avec l’équipe première, un niveau au-dessus. Le grand saut se fait l’année suivante. Elle intègre à temps plein le groupe NF1 mais voit sa saison stoppée par la COVID, après seulement quelques matchs disputés : « J’ai vraiment repris confiance à mon arrivée à Geispo’. Ma première année avec la NF2 m’a beaucoup servi et quand j’ai pu intégrer l’équipe une, je me sentais bien. C’est selon moi le moment où je réalisais mes meilleures performances ».

Quand le mental va, tout va : « Quand je me sens bien, je joue très bien et je suis capable de beaucoup donner sur le terrain. Ma technique reste aussi à travailler, bien sûr, mais grâce à mon parcours notamment, j’ai appris à bien gérer mes temps faibles ».

Un autre club familial

Etudiante en diététique et nutrition du sport, sa décision de rejoindre la Haute-Garonne ne tient pas du hasard : « j’avais le choix entre plusieurs écoles. Je l’ai choisie en fonction des équipes de Nationale 1 à proximité. Je garde toujours l’envie d’évoluer à ce niveau. Finalement, j’ai opté pour Toulouse et le club de Colomiers. J’ai hâte d’y être, de commencer et de montrer de quoi je suis capable ».

Dans son nouveau club, la jeune intérieure ne devrait pas être trop dépaysée : « Colomiers semble être un club familial et bienveillant, que ce soit de la part des supporters, du staff ou des autres joueuses ». Avec, en prime, des retrouvailles avec une ancienne coéquipière du CJS…

Avant de partir, Alanis n’oublie pas de remercier le CJS, « pour tout ce qu’il m’a apporté. Je suis un peu triste de quitter ce club mais c’est un nouveau départ pour moi. L’an prochain, j’aimerais beaucoup revenir ici pour les jouer. Je serai stressée, c’est sûr mais j’ai ma famille et mes amis ici. Ce serait malgré tout une bonne chose ». Et ce, lors des Playoffs ? « Pourquoi pas. Nous, c’est un de nos objectifs donc ce serait une belle chose pour les deux clubs que cela se produise ». Rendez-vous est pris.

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