Pierre Homatter, un colmarien vers la N1 ?

Avec son club de Recy Saint-Martin, Pierre Homatter réalise une excellente saison en Nationale 2. Au point d’ambitionner les Playoffs et, pourquoi pas, la montée en Nationale 1 à la fin de la saison.

L’aventure basket démarre chez les tout petits pour Pierre. Au CBA (Colmar Basket Association), si l’on souhaite ajouter une touche géographique à ses débuts. Jusqu’en U18, il foule les parquets du club haut-rhinois avant qu’une vilaine blessure ne mette fin prématurément à sa carrière de joueur : « je suis alors parti poursuivre mes études à Strasbourg. J’ai passé quelques années sans jouer, ni même entraîner ». Car durant ses jeunes années colmariennes, Pierre s’est aussi très tôt attelé à rendre service à son club de toujours : « tous les week-ends, j’étais au gymnase. Je me souviens aussi de ma maman qui était bénévole au club ». Alors en 2011, suite à la demande d’un ami d’entraîner ensemble une équipe de cadets, Pierre reprend plaquette et sifflet et revient sur le bord du terrain.

Colmar, Nancy, Longwy et Recy Saint-Martin

A ce moment précis, son objectif était encore simple, « je voulais simplement rendre service ». Il était encore loin de s’imaginer que la suite l’emmènerait jusqu’aux portes de la Nationale 1 : « je suis infographiste de formation, mais je ne m’éclatais pas tous les jours dans ce métier. Lors de mon passage à Colmar, Laurent Seiler m’a donné envie de m’intéresser aux domaines techniques et tactiques. Je savais qu’il y avait aussi cette formation proposée par le SLUC Nancy, ce centre d’apprentissage sur deux ans ».

La voie est ouverte. Admis, Pierre prend la direction de la proche Lorraine et s’installe pour deux ans à Nancy. Investi dans l’école de basket du club et auprès d’une équipe de Régionale 2, il intervient aussi ponctuellement auprès du centre de formation. En parallèle, il passe (et obtient) son CQP et son BPJEPS. Après deux saisons passées à Gentilly, Pierre met le cap vers Longwy où un poste d’assistant auprès de la N3 l’attend.

Premiers contacts avec la Nationale 2

« En plus de mon rôle d’entraîneur assistant, j’avais en charge les cadets France ». Rapidement, le club monte en Nationale 2 mais redescend une saison plus tard à l’étage inférieur. Pierre se voit alors confier la direction de l’équipe. Jusqu’en 2019, il évolue sous les couleurs du BCLR avant de s’exporter, encore un peu plus vers l’est, à Recy Saint-Martin : « je suis arrivé ici comme assistant de Grégoire Pastrès. En plus, j’occupais la fonction de directeur technique ». Jusqu’au départ de l’emblématique enfant du pays. Pour sa troisième saison au club, la première qui devrait aller à son terme, Pierre réalise un excellent travail.

Premier après 24 journées dans la poule D, Recy Saint-Martin affiche un beau bilan de 19 victoires pour 5 défaites : « C’est une belle saison. Pour autant, je ne sais pas réellement comment l’expliquer. Nous avons construit un groupe sain, où les relations humaines sont mises en avant. Sans vouloir être péjoratif, nous sommes un club de campagne, avec certaines valeurs. Quand nous recrutons un joueur, nous lui demandons de mouiller le maillot. Et ils ont tous adhéré à cela ».

L’ambition du club – et de son coach – en début de saison était légèrement différente du classement affiché. Si le technicien avoue « avoir envie de goûter au championnat de France et coacher en Nationale 1 », l’objectif affiché visait plus une présence dans le haut du tableau. Mais une éventuelle montée en Nationale 1 ne sera pas si aisée. Il faudra passer les barrages puis structurer encore un peu plus le club pour ce « nouveau monde » : « Passer de N2 à N1 demande une nouvelle structuration dans le club. Par exemple, je n’ai pas d’adjoint pour le moment, j’entraîne seul. Sportivement, je vois par contre la montée de Nationale 3 à Nationale 2 plus difficile. Dans mes souvenirs, nous nous étions pris un mur à ce niveau-là ».

Les souvenirs de Souffel’

Pour arriver à ses fins, Pierre pourrait piocher dans quelques-uns de ses souvenirs. Etudiant, il passait beaucoup de temps du côté des Sept Arpents, à l’époque où le BCS évoluait en Nationale 2 : « je vois clairement des similitudes entre les deux clubs. Déjà, entre les deux entraîneurs mythiques, Stéphane Eberlin d’un côté et Grégoire Pastrès de l’autre. Ils ont tous deux fait monter leur club de plusieurs échelons. Dans les salles, Souffel’ c’était toujours plein et c’est pareil ici, le samedi soir, c’est un chaudron. Et il est difficile de venir gagner chez nous ».

Toujours attaché à sa région et son club de Colmar, Pierre espère que ses souvenirs d’enfance au CBA redeviennent un jour réalité pour les nouvelles générations : « il y a des gens passionnés dans ce club et pour ma part, je me souviens encore très bien des samedis soirs passés là-bas, à encourager les équipes de N2 ou N3. C’est mon club et j’espère qu’ils pourront revivre de tels moments ». En attendant, il continue à écrire sa propre histoire. Après Nancy ou Longwy, il lui reste de belles pages à écrire du côté de Recy Saint-Martin.

Crédit photo : ERSM Basket

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