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DearBBall, une marque qui monte

Beaucoup d’entre vous connaissent désormais ces fameux T-Shirts, ornés de visages de basketteurs tous plus célèbres les uns que les autres, avec un message propre à chacun. Mais qui savait que cette marque était née sur les bancs d’une université strasbourgeoise ?

DearBBall, à la base, n’avait pourtant rien à voir avec une marque de vêtements. Au départ, cette « simple » page Facebook permettait à son créateur, Flo, de relayer toute information ayant attrait au basket. Des scores de la nuit en NBA à l’actualité du basket européen ou français, jusqu’aux dernières tendances en matière de Sneakers.

Pour resituer dans un contexte plus historique, nous sommes alors en 2014 et c’est là que l’aventure commence. Pendant quatre années, presque toutes rythmées par la présence de la SIG Strasbourg en finale de Pro A puis de Jeep Elite, les idées pour le développement de la marque fusent dans la tête de son créateur. Jusqu’au jour où : « Dès la première année, je me suis dit qu’il fallait que je crée ma marque. Il y avait, selon moi, une sorte de vide lorsque l’on cherchait des vêtements propres au Basket. Hormis les grandes marques, il était difficile de trouver quelque chose d’autre, de marquant ».

Combler un vide

Et si cela correspondait à un vide pour Flo, cela devait aussi l’être pour d’autres. Après quelques mois de réflexion et de préparation, la première partie du projet – la mise en place d’une boutique – se fait en 2018 : « Fin 2019, nous avons ensuite commencé à en parler sur les réseaux. Tout s’est accéléré en 2020. La marque a alors été réellement lancée aux Etats-Unis ». La COVID, d’habitude dans bien des mauvais coups, va alors grandement contribuer au succès outre-Atlantique de DearBBall : « A cause de la COVID, les gens étaient chez eux. Ce qui veut dire beaucoup plus souvent connectés à leurs réseaux sociaux. L’information circulait donc plus vite et cela nous a beaucoup aidé ».

Le manque de basket et l’arrivée de la série Netflix « The Last Dance » joueront eux aussi un bon tour à la marque. Ceci dit, pour un jeune strasbourgeois, se lancer dès le début aux Etats-Unis peut interroger. Pourquoi ne pas choisir Strasbourg, voire la France, qui possèdent eux aussi une culture basket et NBA plutôt forte ? « Entre 2014 et 2018, je voulais tout d’abord finir mes études. J’en ai profité pour poser les bases et contours du projet. Finalement, nous nous sommes décidés à nous lancer aux Etats-Unis car cela correspondait le plus à la culture basket. Ce pays nous permettait de nous confronter d’entrée à la réalité du basket. Les US étaient l’endroit parfait pour démarrer ».

Direction les Etats-Unis

Toujours peu connue en France, les débuts de DearBBall aux Etats-Unis vont être loin, très loin des attentes originelles : « Nous étions partis du principe que si cela fonctionnait là-bas, cela pourrait marcher partout. Et dès les premières semaines, une vraie communauté s’est créée. Nous nous étions dit que ce serait bien d’avoir des joueurs NBA portant nos produits au bout de deux ou trois ans. Là, c’était le cas en quelques mois. Les gens étaient très vite demandeurs de nos produits ».

Une belle surprise en soit, bien que pour Flo, la réponse oscille plutôt entre le oui et le non. Si d’un côté, les quatre années de préparation ne sont pas étrangères à ce rapide succès, il sait que briller sur quelques mois n’est pas le but final de DearBBall : « Le fait qu’on soit en ligne facilite grandement la gestion et notre lancement. L’objectif final est bien que DearBBall soit là dans quelques années, partout où il y a du basket. Aussi, que chaque basketteur nous connaisse et puisse trouver son bonheur chez nous ».

Place à la France désormais

La réputation de la marque n’étant plus à faire au pays de l’Oncle Sam, c’est sur la France que Flo et son équipe vont se concentrer. Ceci étant, d’autres projets de développement sont dans les cartons : « Lorsque nous avons vu que notre position devenait stable, nous avons pris la décision de démarrer notre développement en France. J’en ai aussi parlé à quelques proches, pour connaître leur avis. Les retours m’ont conforté dans l’idée que c’était le bon moment ». Avant, entre autres, de vouloir aussi créer des gammes entières de vêtements, avec T-shirts, pulls, shorts, pantalons, vestes…  Et ce, pour les hommes, mais aussi les femmes : « il y a un gros manque d’après nous de ce côté-là. C’est en cours et nous sommes en plus déjà en contact avec certaines joueuses, françaises et internationales, pour nous aider ».

Point de vue support, l’équipe DearBBall a pu compter sur le soutien d’Alexis Ajinça, en France, mais aussi sur des joueurs NBA. Bam Adebayo, Willie Cauley-Stein ou encore Tony Parker ont déjà arboré les vêtements de la marque. En plus, lors d’événements précis qui ont, sans doute, dessiné un large sourire sur le visage de Flo : « Bam a porté le sien lors de la distribution de cadeaux aux enfants à Miami. Qu’il porte nos produits nous rend fiers, c’est sûr. Mais de voir à quelle occasion il a choisi de le faire nous rend encore plus heureux. Associer notre marque aux enfants, c’est spécial ». TP a lui fait apparaître son message « Leader » lorsque l’ASVEL a célébré son dernier titre de champion de France. Tout un symbole.

Des rêves encore plus grands ?

Sur chaque T-Shirt, le visage votre basketteur préféré (de Stephen Curry à Lebron James, en passant par … Frank Ntilikina) est créé de A à Z à la main, par l’équipe de DearBBall. Pas de photos mais bien un design propre à la marque et avec des messages singuliers à chacun. L’occasion d’émettre au monde et à ses proches ce que nous pensons, à travers ce mot : « Les personnes portent souvent les produits par rapport au message qui peut être véhiculé, ou à ce qui les rapprochent de leurs joueurs favoris. Par exemple : quelqu’un qui porte un vêtement DameTime en allant à un son match du week-end peut par exemple vouloir montrer sa confiance en lui et qu’il prendra ses responsabilités en fin de match tandis que si quelqu’un porte un « FunGUY » en allant à une soirée, il montre tout de suite son intention de faire rire ses amis ».

Avant de se laisser guider vers des rêves encore plus grands : « une collaboration avec une équipe de NBA ou WNBA, ce serait incroyable. De même, être un sponsor d’une franchise ou être exposé dans des magasins de la NBA serait une étape extraordinaire. J’ose à peine imaginer voir tous les joueurs d’une franchise porter du DearBBall. Rien que d’y penser, j’en ai des frissons ». Que Flo et son équipe ne sont peut-être pas si loin de ressentir.

Crédit photo : Documents remis DearBBall