Thomas Pottier, de l’Aube à Holtzheim

Le jeune arrière de 22 ans (1m95) va découvrir la Nationale 2 avec Holtzheim. 

« Petit, j’étais un enfant très actif. Mes parents m’ont poussé très tôt à faire du sport et c’est après un été en centre aéré que j’ai commencé le basket ». Un choix juste car très vite, Thomas s’affirme dans son nouveau sport et grimpe les échelons, de minimes France jusqu’au centre de formation de Châlons-Reims. Un passage de cinq ans en Champagne entre les cadets, les espoirs et brièvement, les professionnels. Sa dernière année avec les espoirs du CB est d’ailleurs la plus aboutie sportivement, avec près de 30 minutes de moyenne, 13,3 points, 5 rebonds et 3 passes décisives, pour 13,1 d’évaluation. Surtout, il côtoie alors quotidiennement le groupe professionnel.

Formé avec Patrice Koenig

Cette saison 2019/2020 si particulière s’achève toutefois au mois de mars 2020, avec la pandémie de COVID-19. Il était alors temps pour Thomas de prendre son envol, quitter son cocon en Champagne : « la Jeep Elite était un niveau trop haut. Je visais la Nationale 1, mais j’avais essentiellement des offres de Nationale 2. J’ai eu quelques contacts en N1, malheureusement, ce n’est pas allé au bout ». Il démarre donc la saison sans club et pour se maintenir en forme, au cas où une opportunité se présente, il effectue sa préparation avec Saint-Quentin, club de Pro B. Puis, c’est Souffelweyersheim qui se présente à lui, pour une pige d’un mois pour pallier à l’absence de Jason Bach. Trois matchs au final, pour une dizaine de minutes de moyenne (1,3 point, 1,7 rebond et 0,7 passe décisive).

Des statistiques timides, comme il décrit son passage dans la banlieue strasbourgeoise : « j’ai eu de la chance de me retrouver à Souffel’. Quand je suis arrivé, je devais tout de suite être dans le bain. Un entraînement, puis c’était directement le derby à Gries en Leaders Cup. Au final, j’ai joué trois matchs mais j’ai été trop timide, un peu trop hésitant. Peut-être que je me suis mis trop de pression et avec du recul, je me dis que je n’avais rien à perdre. Au final, je suis tout de même satisfait car c’était ma première vraie expérience professionnelle, une découverte de la Pro B et j’ai malgré tout beaucoup appris lors de ce passage, tout comme celui à Saint-Quentin ». 

Lors du retour de capitaine souffelois, la pige prend fin. Un deal convenu dès le départ avec le staff du BCS, « c’était prévu que lorsque Jason reprend avec le groupe, mon contrat s’arrête ». La suite va dès lors ressembler à un petit chemin de croix. Pas de club, pas de nouveau contrat, mais heureusement la possibilité toutefois de s’entraîner avec le club de Recy-Saint-Martin. Un temps libre, « des grandes vacances », comme Thomas le présente, qui lui permettent de se concentrer sur ces études : « cela m’a permis de penser à autre chose qu’au basket. En parallèle, je m’entrainais tout de même, je courais, j’allais à la muscu. Je ne me prenais finalement pas la tête. Puis, il y avait le 3×3 ». 

Membre de l’équipe de France 3×3 U23

Cette nouvelle discipline, olympique à Tokyo, il la découvre lors de son passage au CCRB : « Patrice (Koenig) m’a permis de découvrir le 3×3. L’INSEP organisait un tournoi et a sollicité quatre joueurs du club. J’y suis allé, avec Paul Djoko notamment. Cela s’est bien passé puis je suis resté dans le groupe. Là, je joue avec les U23 et nous avons obtenu quelques résultats sur la scène internationale ». 

A Voiron, lors du dernier rassemblement au mois de juillet, ils (avec ses coéquipiers dont Timothé Vergiat, ancien coéquipier au BCS) se sont brillamment qualifiés pour les phases finales de la Nations League. De quoi aiguiser son appétit avant de reprendre avec avec la Vogesia Holtzheim, son nouveau club : « Patrice Koenig m’a contacté et je suis arrivé ici. Cette année, je ne voulais pas revivre la même situation que la saison dernière. Je voulais du temps de jeu et avoir un vrai rôle dans une équipe. J’ai eu pas mal d’offres en Nationale 2. Je connais Patrice, son style de jeu, et quelques joueurs, comme Flo’ Delvart. Je retrouve ici des responsabilités et je peux montrer ce dont je suis capable ». 

La semaine passée, Thomas a enfin pu refouler les parquets. Face à Furdenheim puis Weitbruch, il a pu retrouver ses sensations, son dernier match datant d’il y a presque un an : « les repères sont revenus, cela fait du bien. Maintenant, il va falloir continuer à travailler car la saison s’annonce difficile. Nous sommes ambitieux mais d’autres équipes de la poule aussi et tout le monde s’est renforcé, comme Metz, Charleville et d’autres. Il y a aura un vrai haut niveau ». L’effectif de la Vogesia Holtzheim pourra toutefois s’appuyer sur une base fortement identique à celle de la saison passée, le groupe n’ayant enregistré que deux arrivées : Franco Kouagnia en plus de celle de Thomas. Son premier objectif est donc déjà bien élevé : « Il faudra être une bonne équipe et que je sois bon dans cette formation. A terme, j’aimerais bien découvrir la Nationale 1. Mais comme dit, il faudra que je sois performant pour cela ». 

Sans oublier ces études, puisque Thomas démarre son Master dans le management du sport à Strasbourg et garde, dans un autre coin de sa tête, le bel objectif de Paris 2024 en 3×3 : « il y a du monde devant moi mais on ne sait jamais. En tout cas, je garde ça comme un objectif et mes étés seront consacrés au 3×3 ». L’occasion de poursuivre son voyage au-delà d’Holtzheim.

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