Lucas Fischer, pour grandir à Nanterre

Pur produit du BCGO, Lucas Fischer va rejoindre le centre de formation de Nanterre la saison prochaine.

D’un vert à l’autre. Sur ce point-là, Lucas Fischer ne sera pas trop dépaysé cet été quand il enfilera pour la première fois la tunique du Nanterre 92. Jusqu’à présent, le jeune ailier a connu toutes les catégories à Gries. Des Babys, où il a commencé, jusqu’au centre de formation et la Nationale 3. Un parcours qui lui a très tôt donné l’envie d’en faire son métier : « Depuis mes 3 ans, je joue au basket, à Gries qui plus est. C’est ici que j’ai développé mon envie d’en faire mon métier ». Le basket étant une affaire familiale chez eux, le jeune Lucas s’est imprégné du parcours de sa sœur, Laura, pour se fixer cet objectif.

Grand fan de Stephen Curry et James Harden, « un gaucher comme moi », l’aventure nanterrienne qui va s’ouvrir à lui ressemblera beaucoup à la découverte d’un nouveau monde. Habitué à son cocon du Nord-Alsace, il avoue malgré tout être impatient de démarrer dans son nouveau club et se fixe de beaux objectifs : « Cela va être un changement et la décision n’a pas été aisée à prendre. Quitter ton club, cela fait quelque chose. Maintenant, je suis impatient à l’idée de découvrir mon nouvel environnement. L’an prochain, je vais découvrir le championnat espoirs et j’espère être performant rapidement. J’espère, lors de ma deuxième année, intégrer un peu le groupe professionnel, mais cela dépendra en grande partie de moi, du travail que je fournirai ».

Au centre de formation de Gries depuis deux ans, Lucas a progressé, comme l’ensemble du groupe. Personnellement, « j’ai pris goût au travail avec, aujourd’hui, une meilleure éthique. Julien Zoa m’a beaucoup aidé à ce niveau », mais aussi collectivement : « La première année, nous gagnons quoi, 3 ou 4 matchs alors que cette saison, bien qu’écourtée, nous étions premiers ». Un réel changement, comme celui qu’il connaîtra d’ici quelques semaines, mais Lucas sait que tout ceci doit lui permettre de grandir et de viser encore plus haut.

L’avis de Julien Zoa à son sujet

« Je pense qu’il est toujours difficile pour un parent de laisser son enfant prendre son envol et c’est un peu ce que le BCGO va ressentir car Lucas est ici depuis toujours. Il a fait tout son apprentissage en Alsace, à Gries, donc c’est forcément difficile pour le club. Mais c’est aussi une opportunité pour lui de grandir, de s’émanciper et d’emmagasiner une nouvelle expérience. En effet, connaissant bien le style de jeu francilien, je peux vous dire qu’il s’en rapproche un maximum. Il va donc pouvoir apprendre à mieux utiliser ses qualités dans un environnement où tout le monde sera comme lui : athlétique, fort dans le 1 contre 1 et avec une bonne verticalité. C’est également une bonne chose pour nous afin d’évaluer si notre formation a été bonne : s’il réussit, ils seront avec Romain Hoeltzel les premiers joueurs pros issus du centre de formation griesois. Pour ma part, je pense qu’il a le profil haut niveau mais il doit encore beaucoup apprendre sur la lecture de jeu sur pick and roll et sur les différentes options qui s’offrent à lui face à n’importe quelle défense. Il doit également développer son adresse extérieure. En revanche, il a déjà le sens du contre en deuxième rideau et une qualité de percussion qui fait le bonheur de notre N3 et de nos U18 France. Enfin, il a surtout envie d’apprendre et de travailler et j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire et à le voir évoluer. Il a encore une très grosse marge de progression et, pour ne pas rester un éternel potentiel, cette expérience hors du cocon familial lui fera savoir et comprendre s’il est fait vraiment fait pour ça. Il ne faut pas oublier que le basket ne se résume pas au terrain ou aux habiletés techniques et physiques : aujourd’hui l’extra basket et le mental font à 60% la différence entre les joueurs ».

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