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Paul Djoko, nouveau départ en NCAA

Après quatre années (dont une en Redshirt) à Northern Kentucky University, Paul Djoko a récemment choisi de rejoindre l’université du Texas, à Tyler.

Pour sa dernière année au sein du campus de la Northern Kentucky University, Paul Djoko aurait sans doute espéré meilleure fin. En mars 2020, il vient de se qualifier pour la March Madness avec son université. Pour la deuxième fois d’affilée, il aurait donc pu, et dû, se confronter aux meilleures universités du pays. Seulement, la pandémie n’a pas non plus épargné les Etats-Unis et a stoppé toutes les compétitions sportives. En quarantaine tout d’abord, Paul et ses coéquipiers enchaînent avec des séances en groupes restreints. La vie sur le campus elle aussi était clairement différente : « Nous étions bien sûr confinés car nous voulions vraiment éviter de tomber malades. J’alternais entre la salle et chez moi. Sinon, je ne sortais que très peu. Les cours étaient dispensés en ligne et la vie sur le campus, il n’y en avait plus vraiment ».

Le bout du tunnel est arrivé quand la NCAA a (enfin) annoncé le début de la saison : le 25 novembre. Les entraînements de pré-saison pouvaient finalement démarrer pour que l’équipe soit prête fin novembre : « Nous avions hâte de reprendre, mais comme en Europe, les matchs se sont déroulés à huis-clos. Puis nous jouions les équipes de notre conférence en Back-to-back, un premier match le vendredi et le deuxième, le samedi ». L’excitation de retrouver les parquets en compétition va pourtant rapidement s’étioler. Deux semaines avant la reprise officielle, Paul tombe malade et manque plusieurs rencontres (13 matchs disputés au total, sur les 25 de saison régulière). Loin d’être la meilleure manière de démarrer sa dernière année à NKU : « J’avais beaucoup d’attentes sur cette saison, sachant que c’était potentiellement ma dernière année ici. J’ai raté plusieurs matchs jusqu’à mi-janvier ».

Direction le Texas

Au tournoi final de conférence, l’aventure s’arrête en demi-finale, après une défaite face à Oakland : « C’est la première saison où nous n’avons rien gagné. Clairement, c’était en deçà de mes attentes et une des raisons principales qui m’a poussé à partir ». Désormais, son aventure américaine se poursuivra du côté du Texas. Une réelle opportunité pour Paul, avec un vrai rôle bien défini malgré un programme moins important qu’à NKU : « J’ai été diplômé à NKU et j’ai fait quatre ans là-bas. Je considère avoir fait mon temps ici. Pour mes objectifs futurs, trouver une nouvelle école m’aiderait à avoir plus de responsabilités pour gagner du temps de jeu ». Une visite du campus plus tard, le choix de Paul se portait donc sur le Texas : « Le coach est venu vers moi. Nous avons beaucoup discuté, entre mes attentes, les siennes, celles du programme. J’ai visité le campus sur un week-end et même si l’université évolue en D2, les infrastructures n’ont rien à envier à celles de D1. L’équipe est bien construite, avec des joueurs de D1 et je suis tout naturellement très excité de démarrer cette saison ».

En choisissant cette nouvelle université, Paul s’est également fixé de nouveaux objectifs. Pour les atteindre, il sait déjà qu’il devra performer plus, individuellement et collectivement, mais son nouveau cocon devrait lui permettre d’y arriver : « Si le programme est peut-être moins reconnu, il n’est pas moins relevé. Je sais que je trouverai ici un temps de jeu intéressant et en me donnant tous les moyens, j’espère réussir de belles choses. Intégrer en fin de saison le cinq majeur de la conférence et le cinq défensif seraient de belles récompenses. Mais ce sont aussi mes objectifs ».

Ensuite, Paul aura le temps de penser à la suite de sa carrière. Retour en France ? Poursuivre à l’étranger ? Lui ne s’est pas posé la question : « J’ai d’abord cherché à trouver une nouvelle école ici. Le reste, nous verrons bien pour la suite ». La seule chose dont il est sûr, c’est que sa carrière, il la voit toujours une balle dans les mains.

Crédit photo : Tyler University