Lola Houpline, “continuer avec un double projet motivant”

Nous nous sommes entretenus cette semaine avec Lola Houpline, jeune combo guard (17ans, génération 2003), qui avait fait le choix, après le pôle espoirs d’Alsace, de rejoindre l’ASVEL.

Bonjour Lola, comment te décrirais-tu sur un terrain ?

Je suis capable de jouer aux postes de meneur et d’arrière. En fait, certains coachs préfèrent me voir jouer en meneuse, pour mes qualités de vision de jeu et de passes, tandis que d’autres préfèrent me faire jouer en arrière, pour mes capacités de scoreuse. De mon côté, je n’ai pas de préférence entre les deux postes mais j’apprécie particulièrement avoir la balle en main et être responsabilisé au scoring. Quand je suis au poste deux, je préfère jouer avec des meneuses qui organisent le jeu alors que, quand je suis au poste de meneur, je cherche toujours à avoir une relation privilégiée avec les intérieures.

Peux-tu revenir sur ton parcours ?

J’ai commencé le basketball à Holtzheim à l’âge de 5 ans. Je m’y suis mis notamment parce que ma sœur en faisait. J’ai tout de suite accroché et c’est en fait le seul sport que j’ai pratiqué. Ensuite, je suis rapidement passé par Geispolsheim, où j’ai évolué pendant une saison en mini-poussines. Puis, j’ai joué pendant plusieurs saisons à Furdenheim. Enfin, j’ai joué à la SIG à partir du moment où je suis rentré au pôle espoirs d’Alsace. À la fin de mes années au pôle, plusieurs centres de formation étaient intéressés. J’ai eu le choix entre ceux de Lyon, Bourges, Montpellier, Charleville-Mézières et Mondeville. J’ai longtemps hésité entre celui de Bourges et celui de l’ASVEL. Finalement, j’ai décidé d’aller à Lyon car j’avais eu un bon feeling lors des entraînements là-bas et, surtout, j’ai apprécié la vision du coach, Frédéric Berger.

Malheureusement, lors de ma première année, en fin de préparation d’avant-saison, j’ai eu une grave blessure : une rupture des ligaments croisés externes. J’ai fait ma rééducation à l’ASVEL. La clef dans cette épreuve, c’était d’avoir un très gros mental. J’étais à la fois loin de ma famille et en plus c’était ma première année à Lyon. C’était aussi très frustrant de voir les autres joueuses s’entraîner sans moi. La chance que j’ai eu dans mon malheur c’est que je sois là-bas puisque j’ai pu bénéficier de très bonnes installations et d’un bon encadrement. Dès janvier, je pouvais courir et, à partir de fin mars, je pouvais déjà m’entrainer. Après, nous n’avons pas voulu brusquer les choses. Je n’ai pas fait d’’oppositions alors que c’était la fin de la saison. On a préféré prendre notre temps pour que je sois prête lors de la seconde saison.

Comment s’est passé ton retour à la compétition ?

Durant ma seconde saison, j’ai évolué en cadettes France avec l’ASVEL dans une poule relevée. J’ai affronté, par exemple, les équipes de Bourges et de Montpellier. C’était une saison très frustrante car elle s’est coupée au moment où cela devenait le plus intéressant. Durant la première partie de saison, on avait réussi à former un vrai collectif. Petit à petit, j’avais pris mes marques et je progressais bien. J’avais vraiment envie de finir cette saison pour montrer de quoi j’étais capable. Avec cette fin prématurée, j’ai essayé de positiver et j’en ai profité pour travailler.

Ensuite, durant l’intersaison, j’ai eu l’opportunité de rejoindre les Flammes Carolo de Charleville-Mézières. J’ai fait toute la préparation d’avant saison avec l’équipe professionnelle. Le projet était que je joue toujours avec le centre de formation mais que, en parallèle, je sois aussi avec le groupe professionnel. C’était un groupe de onze joueuses et j’allais m’entraîner quotidiennement avec elles. Cela s’est très bien passé, le coach était content de ce que j’apportais. Cependant, j’ai décidé de réorienter mes choix de vie. Il faut savoir que c’est compliqué de vivre du basketball : c’est un métier très précaire et je cherche à avoir un minimum de stabilité. À Charleville, potentiellement, cela aurait été compliqué de continuer avec des études supérieures après le baccalauréat. J’ai donc décidé de faire une petite pause avec le basketball et de revenir à Strasbourg pour continuer mes études.

Comment vois-tu la suite ?

Je ne souhaite surtout pas arrêter le basket. À la SIG, je vais avoir l’opportunité d’avoir un double projet motivant : continuer mes études et atteindre l’objectif de me confronter à un haut niveau sportif. Ma mutation est en cours, du coup cette année je me concentre sur mon baccalauréat. L’an prochain, je souhaite en parallèle continuer mes études avec une licence STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Le métier de préparateur physique au sein d’une équipe sportive professionnelle m’intéresse. J’ai l’habitude de faire mes préparations physiques au Cercle Fitness et, en discutant avec un coach, je me suis rendu compte que cela me plaisait.

 

Crédit Photo : Romuphotos

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