Un match pour regarder vers le haut

Ce samedi, la SIG, entraînée par Fabien Kaerlé, défie Chartres. Après une défaite concédée à La Tronche lors de la dernière journée, les Alsaciennes voudront se relever et retrouver le chemin de la victoire pour continuer à regarder vers le haut.

Frustrante, voici comment la dernière défaite à La Tronche pourrait se décrire : « Nous avons pêché dans notre capacité à pouvoir changer de rythme. Nous avons trop subi le match que La Tronche voulait nous imposer, à savoir un match engagé. On perd aussi beaucoup de ballons. Finalement, on est défait de six points (67-61), alors qu’on était à -2 à deux minutes de la fin. Le match aurait très bien pu basculer en notre faveur ».

Pourtant, pas le temps de gamberger. Le championnat suit son cours et dès ce samedi, la SIG peut s’offrir l’occasion de se racheter en recevant Chartres. Au classement, les deux équipes se suivent : sept victoires pour six défaites pour les Alsaciennes, un bilan équilibré (6-6) pour le CBF. Un début de saison que le technicien alsacien juge plutôt positif : « Nous sommes dans une dynamique positive, dans le sens où notre ratio victoires-défaites est positif. Nous sommes bien calés dans le ventre mou, avec quelques exploits comme face à Reims ou Toulouse, mais aussi quelques défaites plus regrettables, comme Calais, Mondeville ou La Tronche. Le bilan correspond à nos attentes, même si nous avions les capacités d’afficher une ou deux victoires supplémentaires ».

Shalaunda Burney-Robinson, l’atout plus ?

Venue pour pallier l’absence de Jose-Ann Johnson, Shalaunda Burney-Robinson disputera sa troisième rencontre sous les couleurs de la SIG. Après deux matchs, l’intérieure américaine totalise 8 points et 4 rebonds de moyenne. Un apport intéressant mais que Fabien juge encore améliorable : « Shalaunda arrive pour quatre matchs dans une équipe qui a déjà du vécu. Ce n’est pas évident mais elle fait preuve d’un bon état d’esprit, elle est à l’écoute, elle ne tire pas la couverture sur elle. Elle sait jouer pour l’équipe. Je lui ai dit qu’il reste deux matchs et qu’elle peut encore montrer davantage. A nous aussi de la mettre dans de bonnes conditions mais on peut encore tirer plus de bénéfices de son jeu ».

Samedi soir, elle ne sera sans doute pas trop pour tenter de contrer entre autres l’intérieure chartraise, Kekelly Elenga (14,3 points et 8,2 rebonds de moyenne). Au match aller, Louise Dambach et ses coéquipières s’étaient inclinées, 69-60. Pourtant, elles ont longtemps tenu la dragée haute au CBF, une formation prévue pour jouer le haut du tableau, comme le confirme l’entraîneur alsacien : « Au match aller, nous jouons à armes égales durant presque toute la partie, mais on explose sur la fin par manque de rigueur ». Une situation qu’il ne faudra pas reproduire, l’effectif du CBF étant composé de joueuses référencées : « Si on ne joue pas juste dans les moments clés, cela sera dur car elles peuvent faire rapidement des écarts. Chartres n’est pour l’instant pas à sa place, c’est une équipe taillée pour jouer le haut du tableau ».

La défense, le point fort ?

Désireux de s’appuyer sur un point fort de son équipe, « notre assise et régularité défensive, plutôt intéressantes. Nous sommes capables de défendre dur sur de grosses séquences », Fabien espère que son équipe parviendra enfin à accrocher le bon wagon pour s’installer un peu plus dans la première moitié du classement : « On est bien dans notre championnat, mais dès qu’on peut faire le trou vers la première moitié, on rate les occasions. Si on aspire à quelque chose d’autre, il faut gagner les matchs à domicile. On pourrait en plus distancer un concurrent direct. Nous avons des regrets après le match à La Tronche, mais on affiche un esprit revanchard et nous avons un bon match pour nous relancer. Il ne faut pas qu’on ait des regrets à la fin ».

Pour y parvenir, il espère notamment que sa formation affichera plus de maturité. Un point qui fait peut-être défaut aux siennes depuis le début de la saison : « L’équipe est jeune, dans sa construction et de par son âge, donc les automatismes sont plus difficiles à trouver. Nous évoluons malgré tout dans le bon sens depuis le début Les filles assimilent nos formes de jeu, mais on manque encore de maturité par rapport aux équipes du Top 4 qui elles, quand il faut jouer juste, y parviennent plus facilement. Certaines de nos joueuses découvrent le niveau de la Ligue 2, nous avons aussi dû composer avec des blessures. Il faudra encore un peu de temps mais nous sommes sur la bonne voie ».

Match après match, cette équipe de la SIG grandit. Et ce samedi, elle aura encore une fois l’occasion de le démontrer.

Crédit photos : Lionel Mainas

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