Hugo Robineau, un nouveau rebond à Gries ?

En provenance de Cholet (Jeep Elite), Hugo Robineau a rejoint Gries en fin d’année dernière. A 20 ans, le natif de Jallais espère trouver plus de temps de jeu en Alsace.

Au moment de retrouver les parquets à la fin de l’été 2020, Hugo Robineau était loin de s’imaginer que sa route allait s’arrêter du côté de Gries. Son objectif premier était de s’installer au sein de la rotation de son club de toujours, Cholet. Formé au sein de l’excellente académie du club des Mauges, il a toutefois pu débuter la saison au sein d’un club de Jeep Elite : « J’envisageais de faire la saison avec Cholet. Je revenais de blessure certes, mais après avoir échangé avec le staff, je sentais qu’ils comptaient sur moi. Je pensais qu’il y avait un projet, mais ça ne s’est finalement pas fait. J’en ressors tout de même du positif, j’ai pu grandir en côtoyant un groupe de Jeep Elite au quotidien, c’est enrichissant ».

Le début de saison du CB est compliqué, que ce soit sur la scène nationale ou en BCL. Pour Hugo, il se résume à deux petites apparitions en championnat, pour deux minutes en cumulé : « Je ne jouais pas beaucoup et la situation de l’équipe était compliquée. Nous enchaînons les contre-performances et le coach – Erman Kunter – ne sait plus trop comment m’intégrer efficacement dans la rotation. Nous avons alors discuté et pris le temps de voir ce qui était le mieux pour moi. En cours de saison, ce n’est jamais facile de retrouver un point de chute. Un prêt semblait être la meilleure des solutions et Gries s’est alors présenté ».

Une vraie place à Gries

Une bonne option pour le meneur, qui assure ne pas avoir voulu « partir, juste pour partir. Je tenais à discuter avec le coach et même les dirigeants de Cholet voulaient avoir quelques certitudes, que ce soit quant à la destination ou au projet ». En Alsace, il a notamment retrouvé son ancien coéquipier Warren Woghiren, avec qui il a pu s’entretenir avant de signer. Malgré son jeune âge, l’intérieur a très vite réussi à s’intégrer dans la rotation du groupe de Ludovic Pouillart. De quoi apporter de la confiance à Hugo : « M’entretenir avec Warren m’a permis de mieux me projeter. Mais même si lui a eu un bon temps de jeu depuis le début de la saison, cela reste propre à chacun et il faut faire ses preuves si tu veux jouer. Et l’idée du coach, qui te dit que si tu es bon, tu joues, m’a aussi séduit ».

Pour sa première rencontre, il découvrait la Forest Arena face à Denain. 23 minutes, pour 11 points, 5 rebonds et 6 passes décisives. Des statistiques globalement semblables pour la rencontre suivante, à Evreux : 12 points, 7 rebonds et 2 passes décisives en 27 minutes. Malheureusement, les deux matchs se terminent sur une défaite, laissant un petit goût amer à Hugo : « Mes premières performances sont mitigées. J’ai pu être bon par période, mais je peux faire nettement mieux. Et les deux fois, nous avons perdu des confrontations où nous aurions pu nous imposer. A moi d’être meilleur pour encore plus aider l’équipe ». La venue de Quimper, un des favoris de cette Pro B, serait une bonne opportunité pour aider Gries à renouer avec la victoire.

Dans une équipe pratiquant un jeu rapide, lui laissant « des libertés offensives, où l’initiative et la création ont une place importante », il a pu retrouver quelques similitudes avec ce qu’il a connu lors de ses années à Cholet : « Cela me permet de m’adapter plus rapidement. Aujourd’hui, je me sens bien dans le groupe ».

Un avenir en Jeep Elite ?

A Cholet, Hugo a pu apprendre aux côtés d’un meneur référencé comme David Stockton. A Gries, ce serait bien Josep Franch qui pourrait se muer dans ce rôle. Surtout, il a très vite été rejoint par deux autres jeunes joueurs, qu’il a pu côtoyer en équipe de France, Jacques Eyoum et Théo Rey : « C’est vraiment un plus pour moi de retrouver ici des personnes avec qui j’ai déjà pu vivre des moments forts ». Tout ceci pourrait bien l’aider à réussir son passage dans le nord de l’Alsace : « Un prêt réussi, ce sera si je parviens à passer plusieurs paliers dans mon jeu, si j’évolue. J’ai besoin de jouer, de faire des erreurs et je devrais en faire moins à la fin de la saison. Je vais aussi devoir enchaîner les matchs, acquérir de l’expérience. Entre le monde espoir et professionnel, il y a beaucoup de nouvelles qualités à développer ».

Dans sa carrière, Gries ne devrait représenter qu’une étape. Le jeune meneur en est conscient mais se concentre à 100%, si ce n’est plus, sur ce nouvel objectif : « Je prends les étapes les unes après les autres. J’aimerais bien à terme retourner en Jeep Elite, voire partir en Europe encore plus tard. Mais pour le moment, je suis en Pro B et c’est ici que je dois performer si je souhaite un jour retourner à l’échelon au-dessus et viser plus loin ».

Avec plus de temps de jeu, Hugo a toutes les cartes en mains désormais pour s’affirmer en Pro B. Avant de viser encore plus haut.

Crédit photo : BCGO – Tom Roeckel

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