20 mai 2018, Les « Pinks » de retour en Nationale 2

2017, Vosges du Nord et Haguenau viennent de fusionner pour devenir le BC Nord Alsace (BCNA). De retour en Nationale 3 après une saison à l’échelon supérieur, les coéquipières de Charlotte De La Hogue ont connu des Playoffs fous, fous, fous pour retrouver une place au sein du quatrième niveau français.

Cette première saison d’existence du BCNA, le coach de l’époque Olivier Letzelter la voulait réussie. Remonter immédiatement après le coup d’arrêt de la saison précédente, voilà l’objectif qu’il s’était fixé avec un groupe qui partageait les mêmes ambitions. Le succès face à Dijon (72-48) lors de la dernière journée validait la présence en Playoffs des « Pinks ». Le bilan ? 19 victoires pour 3 défaites. Autrement dit, elles démarraient cette campagne avec le plein de confiance.

Pourtant, le début de l’aventure ne se passait comme prévu : « Nous avons été surprises. A Nancy, on perd de 20 points et nous avons été méconnaissables. L’expliquer était difficile, peut-être de la peur, ou un manque d’expérience car pour certaines d’entre nous, c’était les premiers Playoffs ». Les deux premières rencontres tournent court et le BCNA s’incline à chaque fois : « Malgré cela, nous n’étions pas abattues. Nous savions de toute manière, avant de démarrer, qu’il n’y avait rien de gagné. Après la rencontre face à Nancy, nous nous sommes réunies. Olivier en a profité pour nous demander de ne rien lâcher, même s’il nous a aussi un peu remonté les bretelles. Entre nous, nous nous sommes aussi dit les choses. Ce moment a été fondateur pour la suite ».

Un beau gâteau avec une belle cerise

Les idées à nouveau au clair, les « Pinks » repartaient à la bataille. Pour garder son destin entre les mains, le BCNA s’imposait tout d’abord face à Gravelines, d’un petit point. La plus faible des marges pour s’offrir une finale face à Nancy. Ce dernier match, Charlotte et ses coéquipières vont se l’approprier pour ne jamais douter : « La salle était pleine ce soir-là. Durant la saison, cela ne nous est pas souvent arrivé. Sur le match, j’avais l’impression que tout nous réussissait. C’était fou mais il faut souligner que jusqu’au bout, nous avons tout donné. Jamais nous ne nous sommes montrées suffisantes, ce qui nous a permis de ne pas trembler durant la rencontre. De toute la saison, je ne crois pas que nous avions affiché un tel état d’esprit. C’est arrivé au meilleur des moments je dois dire ».

Au buzzer final, le tableau d’affichage affichait 68-45. +23, largement suffisant pour valider son accession en Nationale 2, un an après l’avoir quittée. Un moment unique, partagé devant près de 800 personnes : « J’ai ressenti un grand soulagement à ce moment-là. Mais surtout, une fierté. D’y être arrivée tout d’abord, mais aussi celles de porter ces couleurs et de faire partie de ce club ». Dès le match fini, place à la fête avec tout ce public présent, au point d’en oublier la finale du lendemain face à Geispolsheim en coupe du Crédit Mutuel : « Nous avons fini au bout de la nuit, vers 4 ou 5 heures du matin. Le lendemain, nous disputions une autre finale. Notre principal objectif étant atteint, nous l’avons joué sans pression ». La pression, c’était sans doute Geispolsheim, l’adversaire du jour, qui l’avait : « Quand j’ai vu les filles accrocher la rencontre et être en course, je n’y croyais. Finalement, nous avons gagné 79-73. C’était le petit plus ».

Un plus qui clôturait en apothéose cette saison si magique.  

Crédit photo : Alain Rauscher

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