Johanna Knobloch, retour gagnant sur les parquets

Gravement blessée la saison passée, Johanna Knobloch (SIG) a retrouvé les parquets cet automne et a pu participer activement à l’excellent début de saison de son équipe. Malgré la suspension du championnat, elle compte bien ne pas s’arrêter là.

Comme beaucoup, Johanna a profité d’un contexte familial déjà féru de basket pour se lancer à l’assaut des paniers. Plus jeune, c’est en suivant son père, son oncle et sa grande sœur qu’elle a rejoint Ohnheim, son premier club. Non sans essayer d’autres disciplines : « J’ai eu beau essayer l’équitation par exemple, c’était du basket que je voulais faire. C’est le sport qui me plaît le plus avec ce côté collectif, ce partage, que je ne retrouvais pas dans les sports individuels ». Passée par les sélections du Bas-Rhin et Alsaciennes, Johanna décidait pourtant de ne pas suivre la route qui devait, logiquement, la mener vers un centre de formation. Une décision qu’elle ne regrette pas aujourd’hui : « Il y a quelques années, je ne me sentais pas prête pour partir de chez moi. Je n’étais peut-être pas encore assez mature mais au fond de moi, je me disais qu’il y avait de toute façon plusieurs moyens pour arriver à mes fins ».

Ses objectifs ? « Atteindre le plus haut niveau possible. Pour l’heure, la NF3 correspond au championnat le plus haut auquel j’ai pu jouer. Mais j’aspire à atteindre la NF1 par exemple un jour, ce serait déjà une belle étape ». Johanna le sait pourtant, le chemin pour y arriver ne sera pas simple. L’an passé, une première embûche lui a été tendue. Une rupture des ligaments croisés a mis un terme à sa saison, quelques semaines avant de voir l’ensemble du basket national être à l’arrêt. De nature active, Johanna a du s’armer de patience avant de retrouver les parquets cet été : « Les premiers mois étaient compliqués. Je suis très active d’ordinaire alors devoir rester chez moi, sans rien faire et en galérant ne serait-ce que pour monter les escaliers, ce fut dur. Cette blessure était en plus ma première. Assister aux matchs sans en prendre part était quelque chose de frustrant. Quand la saison a finalement été arrêtée, j’ai vu le côté positif en me disant que je pourrai reprendre durant la préparation avec mes coéquipières ».

Capitaine … et leader

Aujourd’hui, Johanna s’est remise de cette blessure, et même plutôt bien. Cumulant les entraînements avec la LF2, « trois fois par semaine je m’entraîne avec l’équipe première », elle enchaine aussi les succès avec l’équipe espoir : cinq en cinq rencontres même si elle n’a pris part qu’à trois d’entre elles. Pourtant, au départ, les voyants n’étaient pas tant au vert : « La préparation n’a pas été facile. Nous avons perdu plusieurs matchs et pensions alors que la saison serait difficile. Mais le groupe a changé et plusieurs recrues sont arrivées. On se disait alors que c’était aussi lié à ce point, qu’il fallait un peu de temps pour permettre à chacune de s’adapter. La reprise du championnat est arrivée à point nommé et maintenant, nous avons un vrai noyau dur qui se dégage et les choses fonctionnent bien ». Très même, comme le derby face à Furdenheim l’atteste. Dans un match serré, Johanna et ses coéquipières sont restées unies pour s’imposer, après prolongation : « C’est le match marquant de ce début de saison. Nous avons dû nous battre tout le long de la rencontre pour rester devant, revenir et nous arrachons la prolongation sur un primé de Manon au buzzer ».

Leader à ce stade de la saison malgré des objectifs plus modestes, « le maintien avant tout et si possible, la première partie de tableau », Johanna vivra aussi sa deuxième année avec le brassard de capitaine. Un rôle qu’elle apprécie, sans non plus se mettre plus de pression que cela : « Je reviens de blessure alors garder cette fonction au sein de l’équipe, c’est une vraie marque de confiance de la part de mes coéquipières et d’Anthony, mon coach. J’ai toujours eu l’habitude d’encourager et de pousser les autres, alors je ne me mets pas non plus une pression outre-mesure ». Cette capacité à y résister et à garder son sang-froid sont d’ailleurs des points forts de son jeu, en plus de son shoot, qu’elle retrouve petit à petit. Néanmoins, elle sait également que d’autres facettes de son jeu restent à parfaire : « Surtout mon maniement de balle. Le reste viendra avec l’expérience, j’espère ».

Une expérience qui, souhaitons-lui, se fera au plus haut niveau possible.

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