Les Libellules de retour dans leur jardin

Après une dernière saison « terminée » à la dixième place, les joueuses des Libellules de Strasbourg vont aborder la reprise de ce week-end avec l’envie de bien figurer en pré-nationale. Petit tour d’horizon avec leur coach, Julia Sommer.

C’est officiellement le 15 août qu’elles ont retrouvé les chemins des entraînements collectifs pour une préparation plutôt … chargée. Quatre séances lors des deux premières semaines puis un rythme plus standard depuis la rentrée scolaire avec deux entraînements par semaine : « Deux fois par semaine, nous étions en salle pour travailler le foncier avec ballon et le renforcement musculaire. Mais nous allions également au stade pour faire du fractionné et de la proprioception et cinq matchs amicaux sont venus agrémenter cette préparation ». Un copieux menu qui a bien mis en appétit les joueuses de Julia, « qui n’attendent qu’une chose, la reprise officielle ».

L’attente depuis l’arrêt du dernier championnat a été longue. Alors, dès qu’il en a été possible fin mai, les fille se sont retrouvées. Mais pas spécialement pour toucher le ballon : « Nous avions repris à cette période par des séances physiques, en extérieur. Du coup, je crois que mes filles ne sont jamais arrivées autant en forme lors de la reprise officielle. Mais à contrario, je pense qu’elles en ont maintenant assez des séances physiques et du fractionné ». Et le choses tombent bien car le retour au jeu, au vrai, c’est pour ce week-end.

Heureusement très peu perturbée durant la préparation, si ce n’est d’avoir pu bénéficier des douches après les séances, les Libellules semblent prêtes pour le coup d’envoi de la saison. Une chose nécessaire selon Julia qui s’attend à une reprise très intense, surtout face à Horbourg-Wihr, une formation qui ne laisse pas forcément de bons souvenirs aux Strasbourgeoises : « La saison dernière, nous avions perdu deux fois face à cette équipe ! On ne peut donc que faire mieux (rires). Blague à part, ce premier match signe la reprise du championnat après plus de six mois d’arrêt, j’espère que les deux équipes auront à cœur de mettre notre sport favori à l’honneur et de prendre du plaisir sur le terrain ». Sans bien sûr oublier que ses joueuses devront performer rapidement pour s’assurer une bonne place en championnat : « Avec la nouvelle formule Grand Est prévue pour la saison prochaine, pour se maintenir en PNF, nous devrons finir dans les six premières. Le challenge sera là. Pour rappel avant le confinement la saison dernière, nous étions à la dixième position… Les équipes n’auront pas le droit à l’erreur cette année. Chaque match sera un match à prendre. On les jouera les uns après les autres et on verra où on en sera au moment de faire les comptes !
Ce qui est sûr, nous devrons faire preuve d’adresse »
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Pour arriver à cet objectif, Julia comptera sur un groupe qui se connait bien et, de par un profil atypique, pourrait bien créer quelques surprises : « Beaucoup disent que nous sommes une équipe atypique ! Quand tes postes cinq ont la taille de tes meneuses, ça fait bizarre ! Nous ne ressemblons pas à grand-chose quand on nous voit arriver comme ça à l’échauffement sur le terrain… Par contre, l’équipe a un grand cœur et donne tout, tout le temps et quel que soit le score !  Notre faiblesse, je dirai que c’est notre physique ; en PNF il y a de la taille et du costaud et notre force, notre pugnacité en défense ».

Une qualité qu’Horbourg-Wihr pourra découvrir ce week-end. Entre deux samedi à 20h30.

Crédit photo : Libellules Strasbourg

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