Auriane Lux, « prête pour une saison de rééducation »

Auriane LUX Furdenheim

Auriane Lux (ailière, 1m82, 25 ans) est passée par le centre de formation du Tango Bourges Basket puis par le CJS Geispolsheim pendant plusieurs années avant de rejoindre Furdenheim il y a deux ans.

Bonjour Auriane, avant toute chose, peux-tu revenir sur ton parcours ?

Lors de mes années minimes, je disputais le championnat de France avec le CJS Geispolsheim et étais en parallèle en pension complète au Pôle Espoir Alsace. Puis, en cadettes, j’ai intégré le centre de formation du Tango Bourges Basket pendant deux ans. Après ces deux années, je suis revenue à Geispolsheim pour évoluer avec l’équipe 1 en NF1 et avec la 2 en NF3. J’ai joué dans les deux équipes pendant trois-quatre ans puis, les deux dernières saisons, uniquement avec l’équipe une. En 2018, j’ai décidé de rejoindre le club de Furdenheim, évoluant en NF2. On a fait une très belle saison qui a abouti à la montée en NF1 ! La saison dernière, j’évoluais donc en NF1 mais, fin février, je me suis rompu le ligament croisé lors d’un match, juste avant l’annonce de la fin prématurée du championnat… Je devais me faire opérer mi-avril mais, avec le confinement, cela a été reporté à début septembre. 

Me voilà donc fraîchement opérée, un genou tout neuf, prête pour une saison de rééducation mais sans championnat de basket !

Comment te décrirais-tu sur un terrain ?

Dans mes équipes, j’ai souvent le rôle de shooteuse, je ne m’illustre pas spécialement sur l’aspect défensif… Il y a quelques années, je jouais beaucoup les contre attaques, mais je dois être trop vieille maintenant ! J’aime rester écartée et attendre que le ballon me revienne pour soit artiller à 3 points, soit distribuer une passe décisive. 

J’ai été formée sur le poste trois mais, comme je suis plutôt grande, on me décale souvent en quatre fuyant, c’est d’ailleurs un poste que j’ai appris à apprécier. J’ai beaucoup d’axes de progression ; je pourrais travailler sur ma dextérité ou ma défense, mais je préfère me focaliser sur mon point fort, le shoot en continuant à améliorer son efficacité et sa régularité.

Tu jouais aussi dans l’équipe universitaire de Strasbourg, comment se sont passées ces aventures ?

Les trois titres de Championnes d’Europe Universitaires font partis de mes meilleurs souvenirs basket ! Nous étions toutes étudiantes et voulant constituer l’équipe la plus compétitive possible, nous avons rassemblé les filles jouant dans les meilleurs clubs alsaciens.

En première année, j’ai pu participer à mon premier championnat d’Europe à Rotterdam, où j’ai peu joué, vu le niveau très élevé des joueuses de notre équipe. Nous avions une équipe composée majoritairement de joueuses de Ligue 2 et étions coachées par Abdel Loucif. La même année, pour mon premier Championnat de France, on a gagné à Boulazac, ce qui nous a permis de jouer un autre Championnat d’Europe, l’été d’après, en Slovénie où on a décroché une médaille de Bronze. En 2017, nous avons pu participer à celui de Miskolc, en Hongrie, où nous avons gagné notre second titre, avec Fabien Kaerle. L’été suivant c’était à Coimbra, au Portugal, où nous avons décroché une seconde médaille de bronze. Enfin mes derniers Championnats d’Europe étaient l’été dernier, en Pologne, à Poznan, où nous avons gagné notre troisième titre, avec Arnaud Wendling. 

Même si nous étions sérieuses tout au long de la semaine, sur chaque édition, nous avons toujours pu visiter, et profiter un maximum. C’était génial !

Cet été, avec plusieurs anciennes joueuses, nous avions envisagé d’aller à Belgrade pour soutenir l’équipe de Strasbourg, (même si on ne pouvait plus jouer car plus étudiante), pour profiter une dernière fois en tant que spectatrices, mais la Covid19 a compromis nos projets…

Parallèlement, tu t’es aussi illustrée dans une autre discipline, le 3×3…

J’ai fait deux finales à l’Open de France 3×3 en 2016 et en 2017, avec mes coéquipières de la Team Luxure : Eloïse Chapays, Bettina Kadila et Marie-Ange Vincent (et Jo Ratzel pour les qualifs !). La première année nous sortions vraiment de nulle part. Pour dire, lors de notre premier match, l’équipe d’en face a arrêté le jeu pour nous expliquer les règles… Finalement nous ne sommes passées qu’à deux points du titre. Heureusement, l’année d’après, le hasard (mais pas que), a reproduit exactement la même finale, face à la même équipe, composée de plusieurs joueuses de l’équipe de France 3×3 de l’époque ! On avait toutes l’habitude de jouer ensemble, ce qui nous a beaucoup aidé pour décrocher le titre cette fois . On était une équipe grande avec des rôles qui se complétaient vraiment bien : une intérieure solide (Bettina Kadila), une meneuse de taille et de talent (Eloïse Chapays), une défenseuse et rebondeuse de folie (Marie-Ange Vincent) et une shooteuse (moi-même).

J’adore cette discipline, suite à cette victoire j’avais d’ailleurs été appelée pour un stage en équipe de France 3×3, qui s’est malheureusement achevé sur une belle entorse de la cheville. C’était tout de même une super expérience ! Le 3×3 est typiquement un jeu qui me convient. Si je n’avais pas été blessée, j’aurais fait plusieurs tournois cet été. 

Tu as aussi déjà coaché…

Pendant trois ans, j’étais l’assistante de Loïc Beyhurst (actuel coach de Geispolsheim en NF1) pour accompagner les filles du Bas-Rhin lors des sélections départementales et des Tournois Inter-Comités (TIC). Après avoir moi-même fait les sélections du Bas-Rhin quand j’avais leur âge, c’était cool de passer de l’autre côté. J’ai aussi coaché des U11 féminines à Geispolsheim pendant 3 ans. J’adore coacher, mais j’ai dû arrêter car mon emploi du temps ne me permet plus d’entrainer de jeunes équipes, mais je reprendrai par la suite !

Pour finir, comment vois-tu l’année prochaine ?

Le basket a toujours occupé une grande partie de mon temps, cette saison il va falloir que je m’habitue à fréquenter le kiné plus que le terrain de basket ! Mais il est certain que l’on continuera de me croiser dans les salles les week-ends. Je suis en arrêt maladie le temps de me remettre de mon opération mais sinon je travaille dans une crèche à Strasbourg, donc mes journées sont bien chargées. 

Dans la conjoncture sanitaire actuelle, cette saison s’annonce anormale et compliquée pour tout le monde donc on va dire que « je me suis blessée la bonne année » mais quoi qu’il en soit je suivrai de près la saison de mes coéquipières de Furdenheim !

Crédit photo : Anaïs Amrhein

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *