Rookie Mike, Episode 2 : Premiers pas, premiers matchs

Le moment de ses premiers pas aux Sept Arpents est arrivé. Après seulement cinq matchs, Michael Oguine a déjà réussir à conquérir le cœur des supporters du BCS avec son envie, son cœur et surtout, son talent.

« Michael O-Gui-Ne », voilà comment résonne, de la voix du speaker, le nom du jeune arrière souffelois. Face à Nancy mardi dernier lors de la première journée de Leaders Cup, il réalisait déjà une performance de haut niveau, jugez plutôt : 25 points à 9/16 au tir, 8 rebonds, 3 passes décisives, 2 interceptions pour 30 d’évaluation. Une acclimatation rapide pour celui qui a découvert l’Alsace voici quelques semaines mais qui se sent déjà très bien au sein de l’effectif du BCS : « J’apprécie beaucoup mes premiers moments ici. Les systèmes mis en place me conviennent bien. Coach Eberlin est un entraîneur qui nous demande beaucoup en défense, mais en contre-partie, il m’accorde beaucoup de libertés en attaque. Savoir que votre entraîneur vous octroie une telle confiance fait toujours plaisir. Par exemple, il m’encourage aussi beaucoup à tirer, même quand je loupe, il me dit de continuer. Pour résumer, évoluer dans un tel environnement rend les choses beaucoup plus simples ».

Une préparation tronquée

Etonnant malgré tout, surtout lorsque l’on pense à la préparation traversée par le BCS : plusieurs cas de COVID-19 à la fin du mois d’août, des annulations de matchs amicaux et forcément, des séances d’entraînement bien différentes, avec seulement cinq ou six joueurs présents. Pourtant, c’est aussi à travers ces difficultés que Michael estime que l’entente et les automatismes au sein de l’équipe ont pu se perfectionner et ainsi proposer un début de saison aussi encourageant : « Nous nous entraînons de manière très intense. Quand nous n’étions que cinq ou six, l’accent a été mis sur le physique, avec beaucoup de courses et d’endurance. Tout ceci nous a permis d’être prêt malgré tout ce qui nous est arrivé, mais il ne faut pas se tromper, il reste encore beaucoup de choses à améliorer ».

Après une années sans jouer du tout, Michael est en tout cas heureux de retrouver les parquets pour la compétition. Et cette longue disette lui a donné faim, très faim : « Pour moi, rejouer au basket et en faire enfin mon métier, c’est un rêve devenu réalité. Chaque fois que je rentre sur le terrain, je me donne à fond et j’essaie d’être celui qui se donne le plus. Je sais ce que cela représente de ne pas jouer pendant de longs mois et aujourd’hui, j’ai conscience de la chance que j’ai d’être ici alors je ne lâcherai pas ».

Si son adaptation sur le terrain est pour l’heure réussie, elle semble aussi prendre en forme en dehors. En Alsace, il commence à prendre ses habitudes. Pas encore au point de lire le journal local tous les jours, mais Michael possède déjà ses favoris parmi les nombreuses boulangeries et restaurants du coin : « La première chose en arrivant ici ? Je crois que je suis allé m’acheter un croissant (rires). Plus sérieusement, je me sens bien maintenant. Les premiers jours, j’étais un peu seul mais très vite, mes coéquipiers m’ont aidé, m’ont proposé de sortir et d’aller dîner. Maintenant, il va falloir que je reprenne mes cours de français. Tout le monde au club parle anglais alors je n’ai pas encore autant progressé de ce point de vue-là ».

Alors pour connaître son niveau de français dans les prochaines semaines, rendez-vous dans l’épisode 3. En attendant, voici une petite vidéo de quelques highlights de Michael, lors du match face à Gries :

Crédit photo : Myriam Vogel

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