Loïc Beyhurst, « Le bon moment pour basculer complètement sur le coaching »

La saison prochaine, Loïc Beyhurst sera le nouvel entraîneur de l’équipe première féminine de Geispolsheim. En nationale 1, il tentera de retrouver les sommets du classement.

Dans la famille Beyhurst, difficile de trouver un membre qui ne porte pas le basket dans son cœur. Loïc non plus n’a pu échapper à cette contagion. Avec un papa et une grande sœur y jouant, (avant le petit frère quelques années plus tard), la voie était tracée : « J’ai démarré à la SIG, là où jouait ma sœur », avant de rejoindre Geispolsheim, le club local. Plus tard, c’est à l’Electricité de Strasbourg (devenu Union Strasbourg Alsace en s’associant avec St Jo’) que Loïc foula les parquets, notamment en championnat de France sur ses années minimes.

En parallèle, Loïc s’essaie au foot durant plusieurs années même si finalement, c’est bien le basket qui prend le dessus. Avec quelques idées derrière la tête même : « Quand on est jeune et qu’on joue contre les meilleurs joueurs de sa génération tous les week-ends, ça donne des idées. Pour autant, j’ai très vite compris qu’accrocher le wagon du basket professionnel serait très difficile pour moi et j’étais rapidement assez lucide sur mes chances d’y arriver ».

Qu’importe si le monde professionnel ne lui ouvre pas ses portes, Loïc continue à profiter et à prendre du plaisir sur les terrains. Mieux, il se trouve une nouvelle passion à travers le coaching, démarré dès ses 14 ans : « Lorsque j’étais benjamin, j’aidais déjà à entrainer à l’école de basket à l’Elec’ avant mes entraînements, puis j’ai pris ma première équipe à 14 ans à Geispo’. Je préparais mes entrainements pendant mes cours en troisième, mais ça il ne faut pas le dire trop fort ! ». Au vu de son parcours, nul doute que ses professeurs de l’époque lui excuseront cet écart.

Une nouvelle fonction dans le basket qu’il cumulait toujours avec celle de joueur. Les dernières saisons, Loïc portait les couleurs de Furdenheim avec notamment une année en Nationale 3. Si la COVID-19 a mis fin prématurément à cette saison, c’est une autre (bonne cette fois) nouvelle qui va mettre un terme à son aventure avec « Fufu ». Jeune et dynamique, il reprendra pour la saison 2020-2021 les rênes de l’équipe première féminine de Geispo’, en Nationale 1. Un nouveau défi dans une maison où Loïc a déjà ses habitudes : « C’est un honneur. Je connais très bien ce club, j’y ai joué plusieurs années et créé de supers souvenirs. J’y ai également commencé le coaching très tôt et ai évidemment suivi mon frère de près dans ses nombreuses années à Geispo’. Je suis à l’aise dans ce club et c’est forcément agréable de se lancer dans cette nouvelle aventure dans un environnement que je connais bien ».

Alors, prendre la décision d’arrêter s’est faite presque naturellement : « Je joue depuis tout petit. Depuis plus de 10 ans, je mène joueur et coach de front. J’ai toujours eu des projets palpitants en tant que joueur et je trouvais un équilibre avec le coaching. L’un apportait à l’autre. C’est sûr que cela va faire bizarre mais plus le niveau de coaching augmente, plus cela devient difficile de continuer à jouer. Je pense qu’il s’agit du bon moment pour basculer complètement sur le coaching. Mais je compte tout de même garder la forme ! On verra sur quel format. Si les conditions le permettent, je me dégourdirai les jambes de temps en temps et ce sera forcément à Geispo’ puisque j’y ai fait ma licence ».

Désormais, il est temps d’évoquer la nouvelle saison, la reprise approchant à grands pas sans toutefois que personne ne puisse réellement se projeter sur ce championnat, si indécis pour le moment. Pourtant, l’envie et la détermination de réussir un exercice de meilleure facture que le dernier sont présentes : « J’aborde cette nouvelle année avec beaucoup d’envie et de détermination, en espérant que la situation sanitaire permette le déroulement du championnat dans de bonnes conditions. L’effectif est complet et équilibré, je souhaitais une certaine homogénéité. Nous démarrons un nouveau cycle, nous avons opéré quelques modifications dans l’effectif avec une ossature club forte et des recrues qui doivent nous apporter de nouvelles choses ». Et pour le professeur d’EPS, les objectifs sont simples : « Je veux créer un groupe qui travaille et avance ensemble. Nous voulons aussi produire un jeu de qualité qui nous permette de gagner le plus de matchs possibles ». Malgré son jeune âge, il possède déjà une belle expérience, que ce soit avec les garçons ou les filles : « Les deux ont leurs particularités et leurs attraits. Le basket masculin est inévitablement plus athlétique et peut être plus spectaculaire mais le basket féminin est aussi très riche et intéressant techniquement, tactiquement et mentalement. Que ce soit chez les garçons ou les filles, j’aime voir de beaux matchs ».

Si regarder des beaux matchs lui prend beaucoup de temps, Loïc n’oublie pas non plus de profiter, avec ses amis et sa famille. Et en pensant à famille, il y a sa relation avec son jeune frère Ludovic, ancien joueur de la SIG Strasbourg et aujourd’hui à Limoges : « On échange régulièrement. Il me parle souvent de joueurs et de situations de jeu qu’il affectionne et moi je lui demande souvent son avis et son ressenti sur des situations ou des options. Il côtoie tous les jours des coachs et joueurs de haut niveau et ses différentes expériences m’intéressent forcément beaucoup. J’ai toujours un avis sur ses prestations, la manière dont lui et son équipe ont joué. Pour autant, j’aime aussi lui laisser son propre ressenti sans interférer tout le temps, il est déjà extrêmement exigeant envers lui-même et réfléchit beaucoup. Je suis coach certes, mais je reste avant tout son grand frère ».

Et cette relation de grand frère, il espère bien aussi la faire ressortir dans son coaching pour emmener ses filles le plus haut possible.

Crédit photos : Alain Rauscher

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