Claire Bady, son aventure floridienne

En provenance de son Alsace natale, Claire Bady (21 ans) a décidé de traverser l’Atlantique il y a quelques années pour assouvir son désir de basket, mais aussi découvrir la culture et la vie étudiante américaine.

Claire est née en 1999. Et depuis son année de naissance, elle a pu grandir un ballon de basket dans les mains : « Fille de coachs de basket, j’ai tout de suite été introduite au basket. Je passais mes week-ends à la salle. Mon frère et ma sœur jouaient également, j’ai alors naturellement suivi leurs traces ». Si Claire s’est tout d’abord inspirée de ses proches, elle a ensuite réussi à tracer son propre parcours, celui auquel elle aspirait en observant notamment ses modèles, Léo Westermann ou Allison Vernerey : « Ce sont deux Alsaciens au grand parcours qui m’ont fait réaliser que moi aussi, petite alsacienne, je pouvais jouer au plus haut niveau ». Malgré son jeune âge et sa passion dévorante pour la balle orange, elle s’essayait à plusieurs autres disciplines, comme pour se convaincre que c’était bien le basket qui était fait pour elle, et elle pour le basket : « Mes parents m’ont donné l’opportunité de tout essayer. Athlétisme, tennis, natation ou encore la gymnastique. Mais le basket restait ma passion n°1 ». Et celle de la famille Bady.

Son parcours basket démarrait chez elle, à Gries, avant de prendre une trajectoire toujours plus ascendante : section sport-études à Haguenau, centre de formation de la SIG, INSEP, centre de formation du BLMA (Montpellier) et les équipes de France jeunes. Plusieurs années à se former, sur et en dehors des terrains, et à emmagasiner bons nombres de souvenirs : « Ces années ont été marquées par beaucoup de titres et de médailles. J’ai eu la chance de jouer dans de très bonnes équipes et d’être sélectionnée, dès mes 14 ans, en équipe de France, ce qui m’a permis de participer à plusieurs tournois avec le maillot national. J’en ressors tellement de positif à avoir côtoyé les meilleures joueuses de ma génération et à faire de très belles rencontres. Et sportivement, chaque saison nous nous battions pour le titre ».

A la recherche de l’aventure

Pour la suite, Claire souhaitait ajouter une touche plus exotique, plus aventurière, tout en poursuivant le basket de haut niveau et ses études : « Le choix s’est alors fait facilement. Adorant voyager, j’ai décidé de rejoindre les Etats-Unis ». La Floride deux ans, puis Sacramento en Californie avant de retourner à Miami. Son intégration ? « Rapide et facile. Je suis arrivée dans une équipe où la moitié des filles étaient européennes et vivaient une situation identique à la mienne. Les américaines étaient très ouvertes et j’ai eu la chance incroyable de tomber sur une coach également très ouverte, sur et en dehors des parquets. Sur les terrains, ce fut le côté physique et la vitesse du jeu qui ont été impressionnants au départ. Tout comme l’intensité, le sérieux et le respect des valeurs… Que ce soit de la part du coach et des joueuses… La salle n’est jamais silencieuse les soirs de matchs et c’est à 100% tous les jours, dans la salle de basket, de muscu… ou en salle de classe ! Ça ne se plaint jamais, et tout le monde est vraiment investi ».

Une première année en Juco (Junior Collège) à Broward College (6,1 points et 4,7 rebonds) avant de rejoindre l’Eastern Florida State University où Claire retrouvait son amie et coéquipière du temps de l’INSEP, Alexandrine Obouh Fegue. Au final, les 28 rencontres disputées et 6,6 points de moyenne pour cette seconde saison outre-Atlantique lui permettaient de rejoindre la Californie et l’université de Sacramento. Ce départ lui faisait découvrir la NCAA, le championnat universitaire phare.  Néanmoins, cette année s’avérait compliquée sur bien des points. Sportivement, elle fut souvent blessée, l’empêchant de réellement trouver sa place et de se sentir chez elle : « Pour tout sportif, ce n’est jamais une période agréable à passer, surtout quand on est loin de chez soi ! Mon année en D1 à Sacramento State ne s’est en plus pas super bien passée. A ce niveau-là, ce n’est que du business… donc si tu es blessée, on te remplace et c’est fini pour toi. Je n’ai pas vraiment aimé le style de jeu là-bas. Je n’ai pas trouvé ma place, ni la confiance de mon coach. J’ai malgré tout beaucoup appris et cela m’a fait grandir. Et j’ai aussi pu y faire de superbes rencontres ».

Retour en Floride

La décision ne faisait alors plus de doute. Claire décidait de revenir là où tout avait commencé : « Mes deux premières années en Floride étaient tops, et nous avions une superbe ambiance dans l’équipe. Nous avions la piscine et la plage à proximité et nous passions notre temps libre ensemble, à découvrir de magnifiques endroits. J’ai alors décidé de rentrer en Floride pour me concentrer sur mes études, me faire plaisir à un niveau en-dessous et retrouver mes amis les plus proches ». Si sa saison sportive a pu aller à son terme, il n’en est pas de même pour son année scolaire qui a dû se terminer à distance. Et son cursus sportif touchant à sa fin (Claire a pris part à quatre saisons en championnat universitaire), elle poursuivra toutefois son aventure en Floride. Pour obtenir son diplôme, tout d’abord, avant pourquoi pas d’entamer sa carrière professionnelle là-bas : « C’était ma dernière saison NCAA, mais il me reste deux semestres avant d’avoir mon diplôme. Je m’entraînerai toujours avec l’équipe, et je serai assistante coach, ce qui me permettra de rester dans le milieu ! Une fois l’année terminée, je ne suis pas encore sûre de vouloir revenir en France. Il y a beaucoup d’opportunités de travail ici dans le milieu de la psychologie du sport et je me vois bien rester encore quelques années de plus! Je ne pense pas vraiment continuer le basket à haut niveau, j’ai fait mon temps, donné ma vie entière à ce sport, et je pense qu’il est temps de découvrir d’autres choses ! Mon diplôme validé, j’aimerais travailler avec les athlètes de haut niveau en tant que psychiatre du sport ».

Encore un challenge pour Claire qui sera, sans guère de doute, encore une belle réussite. Comme son aventure américaine.

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