Gary Berchel : « Je pense que Souffel’ peut être un bon tremplin pour l’avenir »

Voici un jeune joueur qui pourrait lui aussi se faire un nom pour les prochaines saisons grâce à Souffel’. Gary Berchel (22 ans, posté 4/5 de 2m05) va découvrir la Pro B avec le club alsacien, après avoir pris ses marques avec Tours, en Nationale 1.

« J’ai fait plusieurs sports lors de ma jeunesse, judo, natation et bien sûr basket. Je grandissais très vite, alors je me suis mis au basket ». Un choix simple pourrait-on dire. Originaire des Abymes, en Guadeloupe, Gary y disputait toutes les premières années de son sport de prédilection. Son premier départ vers la métropole se fit au moment de rejoindre Le Mans pour démarrer son cursus de formation. Le démarrage d’une toute nouvelle vie dont le jeune joueur, alors âgé de 17 ans, s’accommodait plutôt rapidement : « Je n’avais jamais quitté mon île natale et cette situation m’a demandée une certaine adaptation. Être éloigné de ma famille et livré à moi-même correspondaient à quelque chose de tout nouveau mais au final, j’ai réussi à très vite m’habituer ». Ce qui se confirmait également sur le terrain : 5,6 points lors de sa seconde saison espoirs au Mans (2016/2017) puis plus du double deux ans après, avec la JDA Dijon (12,2 points à 55,8% de réussite). A la clé, une troisième place en championnat et une demi-finale du Trophée du Futur.

Sa carrière en Bourgogne, cependant, s’arrêtait après ce tournoi et Gary voguait vers un nouveau point de chute, Tours. Une décision que l’intérieur justifie par la recherche d’un vrai projet, alliant temps de jeu, responsabilités et une certaine ambition : « Je savais qu’il serait compliqué pour moi de trouver un vrai rôle en Jeep Elite ou en Pro B. Ou alors, c’était pour être tout au bout du banc. Dès lors, je me suis tourné vers la N1 et le projet de Tours s’est présenté. Du temps de jeu et une vraie place dans la rotation, cela me convenait parfaitement ». Motivé et sérieux, Gary réalisait des belles performances en N1. En 14 minutes, ce furent 4,7 points et 5,4 d’évaluation moyenne qu’il affichait. Seulement, à la fin de cette saison écourtée, la décision du club était de se séparer du jeune Gary. Lui en gardera malgré tout un excellent souvenir : « Déjà, j’ai connu à Tours une année incroyable. J’ai beaucoup appris avec Pierre Tavano qui a passé beaucoup de temps avec moi, à discuter ou débriefer mes matchs. Puis, il y avait l’ambiance au sein de l’équipe. Elle était exceptionnelle et c’est la meilleure saison que j’ai connue à ce niveau-là ».

« Si je travaille dur, j’aurais du temps de jeu »

A ce sujet, cela pourrait bien être une nouvelle saison de ce type qui attendra Gary à Souffel’. S’il n’a pu connaître une montée sportive avec Tours, pourtant considéré comme un des favoris à la promotion, il évoluera tout de même en Pro B. Une belle récompense pour lui qui cherchera avant tout à progresser au sein du cocon souffelois : « J’ai eu beaucoup d’échos positifs sur le club. J’ai souvent entendu des joueurs mentionner le BCS comme un tremplin dans leur carrière. Et le discours du coach rejoint cette philosophie. Il m’a bien dit que si je travaillais dur, j’aurais du temps de jeu et qu’ensuite, ce serait à moi de continuer pour rester sur le terrain ». Et à Tours, nul doute qu’un joueur d’expérience comme Aldo Curti a dû lui dire du bien du club. Puis, les exemples d’intérieurs ayant réussi après leur passage en Alsace sont nombreux : Jérôme Cazenobe, Kevin Dinal ou encore Jacques Alingué pourraient également témoigner en faveur du staff alsacien. Pour parfaire sa connaissance de la ville, Gary a aussi pu échanger avec son ancien coach, passé par la SIG plusieurs années en qualité d’adjoint de Vincent Collet.

Rayon objectifs, Gary n’en manquent pas : « Je veux continuer à avoir du temps de jeu. Poursuivre ma progression et emmagasiner un maximum d’expériences en Pro B tout d’abord ». Car la suite, il y pense également : « Bien sûr que je vise le meilleur niveau possible. Mon rêve serait d’ailleurs d’aller en Euroleauge. Mais je préfère penser étape par étape. D’abord, m’installer en Pro B, puis monter en Jeep Elite et en devenir un joueur référencé. Ensuite seulement, je pourrais penser à aller à l’étranger ».

Il sera alors temps pour lui de démarrer une nouvelle adaptation. La première s’étant bien passée, celle-ci ne devrait alors pas être un problème non plus pour Gary.

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