Cécile Dambach, « D’abord, se maintenir le plus vite possible »

Cécile Dambach CJS Geispolsheim

Cécile Dambach (ailière, 1m75, 24 ans) est passée par le centre de formation de la SIG Strasbourg et évolue depuis 2015 au CJS Geispolsheim en NF1. Elle sera assurément l’une des figures de proue de l’équipe la saison prochaine.

Bonjour Cécile, comment te décrirais-tu sur un terrain ?

Je suis une joueuse avec un profil défensif, j’ai souvent des missions pour verrouiller la forte extérieure adverse. Physiquement, je peux couvrir tous les postes extérieurs. Selon les stratégies et le profil de l’attaquante adverse, je m’adapte, je peux jouer l’interception ou tout faire pour qu’elle ne touche pas la balle. Je sais que c’est mon point fort et, en plus, j’aime bien « aller au charbon ». Si je dois me faire mal pour l’équipe, je suis là. Si je marque zéro point mais qu’on gagne, je serais la première heureuse.

J’aime bien jouer dans une équipe qui défend fort et où on se projette rapidement en contre-attaque, d’ailleurs cela a souvent été notre style de jeu à Geispolsheim. Ensuite, au fil des années, je prends des responsabilités offensivement.Je n’ai pas commencé le basketball toute petite, je faisais au début du football, donc je n’ai pas eu vraiment de modèle. Aujourd’hui, je regarde un peu de l’Euroleague et j’essaie de m’inspirer de phases de jeu pour progresser. Je dois encore travailler pour améliorer ma régularité au tir, même si je suis devenue déjà plus régulière à trois points. Je dois surtout m’améliorer tactiquement dans ma lecture de jeu pour savoir quand je dois driver ou faire la passe.

Peux-tu revenir sur ton parcours ?

Après avoir joué à Osthouse et Erstein j’ai rejoint la SIG, où j’ai évolué successivement en minimes et cadettes France, tout en étant au Pôle Espoirs de Strasbourg. J’ai eu l’opportunité de jouer rapidement en NF2. Puis, j’ai continué en séniors, à la SIG, avant de rejoindre le CJS Geispolsheim, où je vais démarrer ma sixième année. J’ai terminé mon master STAPS l’année dernière et je travaille depuis à la Région Grand Est.

Comment expliques-tu vos difficultés la saison dernière ?

D’une part on a eu beaucoup de changement dans l’équipe, avec le départ de plusieurs joueuses majeures. Il a fallu qu’on s’adapte à un style de jeu différent des précédentes années : au niveau des postes intérieures, on avait des joueuses avec des registres différents, ce qui nous a forcé à davantage utiliser du jeu placé. D’autre part, des filles ne connaissaient pas le niveau NF1. Elles ont dû s’habituer à jouer contre des filles qui s’entraînent six à sept fois par semaine alors que nous nous entraînons que quatre fois. Une fois qu’on a pris nos marques, cela s’est mieux passé collectivement. En seconde partie de saison, on a plus alterné jeu rapide et jeu placé, c’était aussi un facteur important de nos meilleurs résultats. 

Comment vois-tu la nouvelle saison ?

L’objectif déjà ce sera de démarrer la saison ! On est actuellement en attente des directives de la fédération. Ensuite, avec un groupe largement renouvelé, on tâchera de d’abord se maintenir le plus vite possible puis, en fonction de notre dynamique, on pourra tenter d’aller chercher les équipes qui ont des armadas taillées pour la LF2.

La saison dernière, je jouais beaucoup, environ 30 minutes par match. Avec Leia, nous avons une bonne entente, car on se connaît depuis qu’on est au Pôle ! On sait très bien jouer l’une avec l’autre et on sait comment l’autre va réagir sur et en dehors du terrain. Les départs de Johanna et Bettina m’ont fait bizarre, c’est des amies que je vois toujours en dehors du terrain et avec qui je joue depuis longtemps. Après, je respecte ces choix, je leur souhaite la meilleure saison possible et je suis aussi convaincue que les filles qui arrivent apporteront quelque chose de différent.

Je n’ai jamais joué contre Clarisse Sahun mais j’ai affronté plusieurs fois Stéphanie Dufour depuis cinq ans. C’est une bonne basketteuse, qui peut très bien s’écarter et qui a de bons fondamentaux à l’intérieur. Concernant Clara (Foehrenbacher), il y a deux ans, elle s’entraînait déjà avec nous, mais elle a connu une grosse blessure (rupture des ligaments croisés)… Elle est revenue l’année dernière petit à petit. Alanis(Thiebac) est arrivée l’année dernière. Elle s’est vite entraînée avec nous et elle a déjà fait quelques déplacements. Quand on a fait appel à elle, elle a su répondre présente dans des situations pas forcément évidentes, car on n’était pas bien classé à ce moment-là.

Je connais déjà Loïc (Beyhurst), nouvel entraîneur du CJS Geispolsheim, qui est au club depuis longtemps. Je suis régulièrement les résultats des équipes qui jouent en championnat de France, donc on a déjà eu l’occasion de discuter. J’apprécie sa philosophie de jeu : une grosse défense avec un jeu rapide où on se projette vite vers l’avant et cela me correspond. Il est jeune, il va découvrir la NF1 en tant que coach, mais c’est peut-être ce qui va faire qu’on aura un jeu différent des autres, qui ne plaira pas forcément aux équipes adverses ! Cela changera du jeu placé et des équipes qui ont des coachs qui sont en NF1 depuis dix ans !

Quels éléments te feront dire, dans un an, que ta saison est réussie et où aimerais-tu être par la suite ?

Collectivement, ce serait de finir dans le top cinq-six, avec une équipe pourtant renouvelé quasiment à 50% ce serait très bien. Individuellement, ce sera de faire une saison pleine, sans blessure, en ayant apporté à l’équipe. Je ne fais pas forcément attention à mes stats, l’important c’est qu’on gagne le plus de match possible !

J’ai envie de continuer à jouer au basket le plus longtemps possible en parallèle de mon travail. Je remercie d’ailleurs Geispolsheim qui comprend quand j’ai des obligations professionnelles. Je suis très bien là-bas, j’ai envie d’y continuer et je verrai ensuite saison après saison.

Crédit photo : Alain Rauscher

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