Cédric André, « A Mulhouse pour passer un cap »

En provenance de Lorient, Cédric André (ailier fort, 27 ans, 2m05) rejoindra Mulhouse la saison prochaine. Avec des idées claires en tête, progresser en même temps que sa nouvelle formation, et ambitionner d’évoluer au niveau supérieur dans les années à venir.

Son aventure en Métropole, Cédric la démarrait en 2013. Auparavant, il a débuté le basket sur son île natale, la Martinique et ses premiers rebonds, il les captait avec les Golden Star de Fort-de-France. La suite, c’est en 2013 après avoir relevé une annonce sur un site spécialisé : « J’ai rejoint Calais, en prénationale d’abord. Je m’entraînais avec l’équipe première par contre, qui jouait en N2. La saison suivante, je l’ai intégré à temps plein, pour les entraînements et les matchs ». Deux saisons pour prendre ses marques puis rejoindre une écurie un peu plus huppée, Boulogne-sur-Mer. Comme à Calais, Cédric s’entraînait avec l’équipe première en Pro B et répétait ses gammes avec la réserve, en Nationale 3. Mais à nouveau, cet apprentissage ne durait qu’une seule saison seulement. Il rejoignait ensuite l’équipe première en seconde division française et prenait part à 17 rencontres (6 minutes, 1,5 points et 1,7 rebond de moyenne). Si l’exercice en championnat se soldait par une descente en Nationale 1, Cédric et son équipe décrochaient un ticket pour la finale de la Leaders Cup, malheureusement perdue face à Roanne (6 points, 6 rebonds pour lui). La mission remontée l’année suivante s’arrêtait en demi-finale face à Chartres. Cette élimination marquait aussi la fin de la relation entre Cédric et le SOMB : « Je suis alors parti au Havre, mais cette expérience a été plus compliquée. Même si d’un point de vue personnel, je me sentais bien ».

A Mulhouse avec de l’ambition

Pour se relancer, Cédric décidait de rejoindre la Bretagne et Lorient en particulier. Toujours en Nationale 1, le début de saison s’avérait plutôt réussi : « J’ai une sensation amère après cette saison. Déjà, car elle n’est pas allée au bout. Mais aussi au vu du sportif. Nous avions bien commencé (4 victoires, 2 défaites après 6 matchs) puis nous avons connu une longue série de défaites (15, sur les 17 journées suivantes). En plus, la pénalité qui nous a été infligée nous fait mal. Pour ma part, un cinquième intérieur a ensuite intégré l’effectif. Logiquement, mes minutes et mes statistiques ont baissé à partir de ce moment-là ». Finalement, Lorient réussissait à se maintenir mais cette saison entre les deux parties restera la seule (6,6 points au final, 3,4 rebonds 16 minutes de moyenne). Cédric mettra le cap à l’est désormais pour rejoindre Mulhouse et ses ambitions de Pro B : « Ce club a l’air d’être très familial. Il me rappelle beaucoup Boulogne-sur-Mer. Je connais déjà David Condé et pour la région, je suis déjà venu en visite donc je devrais rapidement prendre mes marques ».

Pour finir de convaincre Cédric de rejoindre le Haut-Rhin, le nom de Jean-Luc Monschau a suffi : « C’est un entraîneur que je voyais à la télé, étant plus jeune. Quand j’habitais encore en Martinique, lui coachait déjà des finales de Pro A. C’est un grand entraîneur. Je pense qu’il va beaucoup m’apporter et me permettre de franchir un cap. Ce sera un honneur pour moi d’évoluer sous ses ordres ». Ensuite, il y a les nouvelles ambitions du MBA, qui vise dans un court terme la Pro B : « Je veux finir dans le Top 5 et enfin connaître une saison pleine, avoir un vrai rôle. Je reste ambitieux. Je sais que je ne suis plus aussi jeune mais j’ai encore de belles années devant moi. J’ai envie de remonter et si c’est avec Mulhouse, ce serait bien.  Alors je ne me ferme aucune porte, ni celle de la Pro B ni celle de l’étranger, si j’en ai un jour l’opportunité ».

En attendant que cette occasion se présente, il aura un beau challenge à relever avec Mulhouse.

Crédit photo :OP / CEP Lorient

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *