Lindsay Gonzalez, une vie sur les parquets bien différente

Sa carrière de joueuse a été riche. Après deux dernières saisons à Geispolsheim en Nationale 1, Lindsay Gonzalez a décidé d’arrêter de jouer pour se concentrer sur de nouveaux projets. Mais la balle orange n’est jamais loin…

Elle a débuté le basket a 4 ans, dans son sud natal. A Martigues, Lindsay devenait très vite accro au basket et grimpait les marches, les unes après les autres. A 14 ans, c’était vers le pôle espoirs de Montpellier qu’elle s’envolait, avant d’intégrer le centre de formation du club montpelliérain. Si elle ne poursuivait pas au sein du BLMA, elle rejoignait la Ligue 2 : Limoges puis Chartres, avant Reims, avec un petit intermède du côté de La Troche en Nationale 1. C’est en 2017 que Lindsay débarque en Alsace, à Geispolsheim. Déjà à cette époque, son arrivée coïncidait avec l’envie de démarrer un nouveau projet de vie : « Geispo’ me proposait un double projet qui correspondait mieux à mes envies du moment. J’avais besoin d’avoir une vie à côté du basket, de travailler et le niveau du club me permettait de continuer à jouer à un niveau intéressant ».

L’Alsace était une nouvelle terre pour elle. Pourtant, ses années en Ligue 2 l’ont plusieurs fois envoyée ici, affronter la SIG : « Certaines de mes nouvelles coéquipières, comme Bettina, Amélie, Cécile ou Leïa, je les connaissais déjà. En Ligue 2 avec Chartres et Reims, j’étais venue jouer contre la SIG ». Cette fois, il convenait de faire équipe avec elles et plus de deux ans après le début de leur aventure, Lindsay en garde de bons souvenirs : « Je retiens deux très bonnes années. Nous formions un vrai groupe de copines et les résultats sportifs suivaient en plus. Geispo’ est vraiment un des clubs où je me sentais le mieux ». Pourtant, cette deuxième saison en Nationale 1 avec le CJS était sa dernière. Des raisons (et envies) personnelles l’ont poussé à mettre le basket au second plan : « Le rythme que j’entretenais, entre mon travail à temps plein, les entraînements et les déplacements à travers la France, me fatiguait beaucoup. Je désirais prioriser ma vie personnelle et professionnelle ». Désormais, elle a plus de temps, pour elle mais aussi ses proches, avec moins de stress au quotidien comme durant ce confinement qu’elle a passé chez elle au calme, en télétravail.

Un retour, pour le plaisir

La pratique du basket semblait alors loin, et aucun manque ne se faisait sentir : « Jusqu’en décembre, cela ne m’a pas manqué. J’en avais tellement vu, je pense que j’avais un trop plein de basket. Ce qui ne m’empêchait pas de continuer à en regarder car c’est un sport qui me plaît ». A partir de la fin d’année, pourtant, on pouvait à nouveau la revoir fouler les parquets de Geispo’ : « J’avais besoin de faire une activité physique. Donc je voulais m’entraîner avec la prénat, une fois par semaine. Puis Loïc Beyhurst, le coach de la 2, m’a demandé si je voulais les rejoindre et leur filer un coup de mains sur quelques matchs pour assurer le maintien ».

Un réel coup de jeune pour Lindsay qui prenait un réel plaisir à évoluer et transmettre à la jeune garde du CJS, mais de là à repartir pour une saison, elle en est loin : « J’étais sûr que ça n’allait pas me redonner envie. Je savais que j’avais tiré un trait sur cette partie-là. Pour moi, c’était plus dans une optique de prendre du plaisir. Les filles avec qui je jouais ont une moyenne d’âge de 20 ans et ça m’a donné un vrai coup de jeune. Elles étaient très à l’écoute et je sentais que je leur apportais une gestion différente, de par mon expérience ». A côté, elle prenait également du plaisir à coacher l’équipe 3 masculine et repartira pour une nouvelle saison sur un banc la saison prochaine : « J’ai adoré, pourtant je ne savais pas au départ si ça allait me plaire. Je repartirai d’ailleurs avec eux l’an prochain mais je ne prévois pas de reprendre le jeu ».   

Rien à faire, sa carrière de joueuse semble désormais bien derrière elle. Mais dans le basket, comme dans la vie, il y a bien d’autres moyens de s’épanouir et ça, Lindsay l’a bien compris.

Crédit photo : Alain Rauscher

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