Yohan Benfatah, une huitième année en N2 synonyme d’aboutissement ?

Yohan Benfatah a déjà passé sept ans en Nationale 2. Autrement dit, il en a percé de nombreux secrets, sauf celui de la montée. Avec Holtzheim, il ambitionne encore une fois de jouer les premiers rôles et de s’ouvrir enfin les portes de la Nationale 1.

« Le basket ? C’était comme une évidence pour moi ». Depuis tout petit, Yohan n’a jamais lâché la balle orange de ses mains, même durant une saison compliquée au sortir de sa formation à Roanne. Originaire de la Loire, il a débuté ses classes dès les Babys dans son village natal. La suite se passait à la Chorale, qu’il intégrait jusqu’à décrocher un premier contrat professionnel alors qu’il abordait sa dernière année espoirs : « J’ai alors eu l’occasion de m’entraîner avec l’équipe première, disputer quelques minutes en matchs avec eux, tout en accumulant un temps de jeu plus important avec les espoirs ». Un démarrage prometteur. Pourtant, la collaboration entre les deux parties n’ira pas plus loin. L’année suivante fut même blanche pour Yohan qui ne parvenait pas à trouver un nouveau point de chute : « Pendant cette période, j’ai coupé avec le basket. J’ai repris la saison suivante en Nationale 2 au Puy ».

Il ne le savait pas encore, mais son histoire avec la NM2 venait de débuter. Sa première expérience fut en sus positive : « Avec le Puy, on dispute tout de suite les Playoffs. Malheureusement, nous ne sommes pas montés. J’ai donc décidé de prolonger avec l’ambition cette fois de monter mais la deuxième saison ne fut pas du même acabit ». Il s’exportait alors vers l’est en rejoignant Besançon, avec toujours la même envie : « Dans le Doubs, nous avions une très belle équipe. Seulement, les résultats ne suivaient pas. J’y ai joué deux saisons et la montée en Nationale 1 nous a échappé par deux fois ». Sa prochaine étape l’emmenait à l’ouest, aux Sables-d’Olonnes, pour une cinquième saison en Nationale 2 avant de le voir bifurquer vers le Nord et Maubeuge lors des deux dernières saisons. L’occasion d’affronter Holtzheim… et de parcourir 2033 kilomètres au total.

Sportivement, le dernier exercice à Maubeuge s’avérait plus compliqué. Le club des Hauts-de-France occupait le onzième rang (sur quatorze) au moment de l’arrêt de la saison. Yohan lui restait conforme à ses standards et pointait au cinquième rang des meilleurs marqueurs (17,16 points de moyenne). Ces performances attiraient l’œil des autres écuries du championnat et lui aspirait également à de nouvelles aventures, mais pas seulement sportives : « Pour ma part, je cherchais un projet sur du long terme. Ensuite, ma compagne est alsacienne et souhaitait, de part son projet professionnel, se rapprocher de sa région ». Une aubaine pour Holtzheim qui se mettait en contact avec l’ailier de 29 ans et lui proposait des perspectives intéressantes : « Les dirigeants et le staff ont été très clairs et transparents sur les moyens et ambitions du club. L’équipe veut jouer les premiers rôles, le recrutement est intéressant. Au final, je n’ai pas hésité longtemps avant de signer même si c’était l’unique projet qui m’avait été présenté jusque-là ».

Une nouvelle génération pour viser la Nationale 1 ?

Un choix rapide mais malgré tout réfléchi. En Alsace, Yohan retrouvera David Weber avec qui il a déjà évolué à Besançon. David Acker ou encore Dzenan Kurtic, il a pu s’y mesurer en Nationale 2 mais également lors de leurs années espoirs : lui avec Roanne, David avec la SIG et Dzenan au SLUC. Quant à Patrice Koenig, c’est sa compagne qui a pu témoigner en sa faveur : « Il a été son coach lors des sélections jeunes en Alsace. Lors de nos premiers contacts, nous avions d’ailleurs évoqué avec Patrice cette génération de joueurs nés en 1990/91 qui était en train de se reconstruire ici, à Holtzheim ».

La suite de l’histoire va elle appartenir au terrain. Expérimenté et talentueux, l’ailier va rejoindre Holtzheim avec un rôle, et une ambition, bien définis : « J’arrive pour être un des cadres de l’équipe. On m’a demandé d’apporter du scoring à l’aile, car il y a déjà tout ce qu’il faut à la mène ou à l’intérieur. Mon objectif sera d’enfin découvrir la Nationale 1. Après tout, cela sera ma huitième année consécutive à ce niveau. Le plus beau serait de le faire avec une équipe qu’on a réussi à faire monter. C’est mon ambition alors pourquoi pas avec Holtzheim. Je suis en tout cas très heureux de faire partie de ce projet ».

Toujours confiné à Maubeuge, Yohan s’entretient. Un esprit sain dans un corps sain pourrait-on dire car il a également repris ses études depuis un an. Mises de côté pour poursuivre ses rêves de basketteur, il s’en est retourné sur les bancs, virtuels, de l’école : « Mes études étaient entre parenthèses. L’an passé, j’ai décidé de m’y remettre. J’ai démarré un BTS Banque à distance et je vais continuer cette année. J’espère d’ailleurs trouver une alternance ici en Alsace ».

Pour concilier parfaitement vie sportive et professionnelle, il ne lui manquera alors plus qu’une seule petite chose, cette fameuse accession en Nationale 1.

Crédit photo : Facebook U.S.M. BASKETBALL MAUBEUGE

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