Florent Eléléara : « Passer du foot au basket n’a pas été compliqué »

Joueur professionnel entre 1997 et 2009, Florent Eléléara a terminé sa carrière du côté de Souffelweyersheim. Depuis, il a démarré une nouvelle vie qui l’a mené dans le football, ainsi qu’à la SIG Strasbourg.

Foot, basket, hand. Durant son enfance passée sur l’île de la Réunion, Florent a tout essayé : « J’ai grandi avec les exploits de Michael Jordan, au début des années 90. A la Réunion, j’étais toujours dehors, à jouer et c’est ainsi que j’ai marqué mes premiers paniers. Mais je jouais au foot également. En fait, le sport était un objectif pour moi, devenir professionnel. Un moyen de réussir dans la vie ».

Finalement, parmi tous les sports pratiqués, il choisissait le basket. Il quittait La Réunion, direction l’INSEP tout d’abord puis Dijon où Florent intégrait le centre de Formation. C’est d’ailleurs là-bas qu’il démarrait sa carrière, en 1997. Meneur, il enchaînait ensuite les saisons en Pro B et dans l’élite : Châlons-en-Champagne, Mulhouse, Beauvais, Besançon et Boulazac. A 30 ans, avec un total de 240 rencontres de deuxième division et 60 de Pro A, il rentrait en Alsace sans réellement ranger maillots et shorts dans les vestiaires. Une dernière pige à Souffel’ en N2 pour un dernier exploit face à Dijon en Coupe de France, histoire de boucler la boucle face à la formation où tout avait commencé en France.

L’expérience monégasque

Avec plus de temps pour lui et sa famille, Florent reprenait ses études dès son arrivée à Strasbourg : « J’ai toujours poursuivi mes études durant ma carrière. Une fois rentré en Alsace, j’ai préparé mon Master en préparation physique. En parallèle, je travaillais avec le club de rugby ou l’ESSAHB ou au Pôle Espoirs de Basket. Depuis longtemps, je voulais faire kiné ou préparateur physique, voire les deux ». Ses différents diplômes en poche, sa prochaine étape allait être une belle surprise pour lui : « Rejoindre l’AS Monaco, c’était top. Ils recherchaient un kiné qui puisse en même temps faire de la réathlétisation. Leur médecin avait déjà entendu parler de moi et m’a contacté. Le timing de cette proposition concordait très bien et j’ai choisi de rejoindre le Rocher. 70% de mon travail se passait avec l’académie, 30 % avec le groupe professionnel ».

Après la fin de son bail à Monaco, il passait un an à aider des sportifs professionnels à s’entretenir et se préparer, avant de voir le projet de la SIG Strasbourg se présenter. Passer du football au basket, pas un souci pour Florent aujourd’hui prêt à intervenir dans de nombreuses disciplines : « Retrouver le basket après un passage dans le monde du football fut plus facile pour moi. Je connais ce sport et j’ai également évolué dans mon métier. Je dirais plutôt que c’était de quitter les infrastructures et un club du standing de l’AS Monaco qui a été le plus compliqué ».

Désireux d’enclencher un nouveau projet dans sa carrière, la collaboration entre Florent et la SIG Strasbourg se terminait au mois de février : « J’avais différentes opportunités et pour la SIG Strasbourg, il était difficile de m’en dire plus pour la suite. Alors, nous avons arrêté de travailler ensemble. Suite à ça, je devais m’occuper individuellement de footballeurs ou basketteurs, comme je l’avais fait en 2018 et 2019. Mais la crise a un peu changé mes plans. Nous verrons bien pour la suite. Je n’exclus aucune piste, je peux travailler comme préparateur physique, kiné voire même reprendre dans un cabinet. Et si un autre projet sportif se présente, pourquoi pas. L’important en attendant est de rester en bonne santé, mes proches et moi ».

Crédit photo : Franklin Tellier / SIG Strasbourg

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