Patrice Koenig, « Holtzheim, le club qu’il me fallait » (2/2)

La riche carrière de Patrice Koenig l’a emmené du football au banc de la Vogesia Holtzheim. Retour avec lui sur quelques moments marquants de celle-ci. Deuxième partie.

Châlons-Reims, l’arrivée au centre de formation

En 2013, je pensais terminer ma carrière de joueur à KB. Je devais ensuite reprendre le coaching de Fabien Drago, mais il a finalement choisi de continuer encore un an. Stéphane Frentzel, que je connaissais du pôle espoirs, m’a sollicité la même année pour le rejoindre à Reims mais j’ai refusé. La saison suivante, Fabien Drago me confirme très tôt dans la saison qu’il va encore continuer à coacher et quand Stéphane Frentzel me recontacte, je me dis que c’est la bonne chose à faire. La porte était de toute façon bouchée à KB. Le projet était de rejoindre le CCRB en tant que responsable du centre formation et deuxième assistant en Pro B. J’ai rencontré les dirigeants à Souffel’, lorsqu’ils sont venus jouer en championnat. Je connaissais déjà Nikola Antic, le coach de l’époque que j’avais affronté quand il jouait à Bondy. Nous nous étions donc vus le jour du match avec les dirigeants et quelques semaines plus tard, j’étais convoqué sur Reims pour rencontre le Manager Général qui n’avait pu se déplacer à Souffel’. J’ai été engagé et cerise sur le gâteau, quelques jours plus tard, le club reçoit une Wild Card pour la Pro A. Pour cette première expérience, j’étais gâté.  J’ai passé au final cinq ans là-bas, les deux dernières avec Cédric Heitz que je connaissais du Lycée Schweitzer.

L’envie de coacher

Je voulais poursuivre dans le coaching pour rester en contact avec le basket. Dans la formation, j’aime ce contact avec les jeunes, les voir progresser, se développer, évoluer et réussir dans la vie, que ce soit en obtenant leur bac ou en signant un contrat professionnel. Durant ces cinq ans, nous avons gagné des matchs, nous en avons perdu et la dernière année nous faisons un beau parcours avec des joueurs comme Louis Cassier ou Jules Rambaut. J’avais beaucoup de libertés dans mon travail quotidien, je pouvais gérer le centre de formation comme je le souhaitais. Nous nous sommes développés ensemble et avoir réussi à faire venir des joueurs évoluant en équipe de France U16 et U18, comme Nikola Knezevic, Arthur Leboeuf ou Thomas Pottier, ça a été une grande satisfaction.

Un nouveau métier

J’avais anticipé mon arrivée à Holtzheim car je savais que le poste ne serait plus le même qu’à Chalons. En centre de formation, tu gères le double côté, sportif mais aussi scolaire. Là, en N2, tu as l’enjeu sportif qui prend le dessus. Cette année, deux joueurs étaient professionnels quand huit autres travaillaient en parallèle. Il a fallu que je m’adapte en termes de charge de travail, de rigueur ou de contenu de séances. Heureusement, mon binôme avec Alex Hartz fonctionnait bien et il faut aussi le féliciter pour ça. Il y a un temps pour tout : travailler et profiter. Très vite, tout le monde a compris et nous avions une très bonne ambiance de travail. Il y avait du rythme aux entraînements et ce n’est pas étranger à notre bonne saison. Holtzheim est le club qui me correspondait. Il est jeune à ce niveau mais nous avons un très bon environnement de travail, avec en prime un président très ambitieux.

Une saison inhabituelle

Ce n’était pas facile de s’arrêter, nous avions notre rythme de travail avec le staff et les joueurs et que tout s’arrête ainsi, c’est compliqué. Pourtant, continuer à jouer n’était pas la priorité. J’en ai alors profité pour faire le bilan de la saison, travailler sur des vidéos ou des statistiques. Puis avec Alex et les dirigeants, nous préparons la saison prochaine. Cette année, ce sera plus simple je pense car la saison dernière, je gérais ça depuis Reims avec un maintien en Jeep Elite à assurer et le Trophée du Futur avec les Espoirs à préparer. J’ai plus de temps à consacrer au recrutement. Malgré la situation, on avance et nous avons déjà signé Yohan Benfatah, une belle opportunité. Pour le reste, j’aimerais recruter « localement » et ces joueurs seront ma priorité. J’ai envie de créer une certaine identité locale et ambitieuse. Je considère que ça ne sert à rien d’aller voir ailleurs si sous tes yeux, tu as déjà de très bons joueurs.

Crédit photo : Vogesia Holtzheim / Vincent Wagner

 

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