Manon Coquelin : « Le choix de prolonger a été rapide »

Sa première saison en Alsace a pris fin d’une manière brutale. Malgré cela, Manon Coquelin a décidé de prolonger son bail en Alsace pour la saison prochaine.

Comment vas-tu et comment vis-tu ce confinement ?

Je vais bien. J’ai fait la première partie du confinement chez ma mère et depuis jeudi, je suis de retour en Alsace, j’avais besoin de revenir.

La saison a été stoppée avant son terme. Malgré cela, comment la juges-tu ?

Dégoutée parce que j’aime jouer, là on ne peut plus. C’est frustrant mais c’est pour notre bien. Cette saison, nous avons eu des hauts et des bas. Les objectifs n’ont pas été atteints, on ne descend pas, tant mieux. La deuxième partie de saison était meilleure, on arrivait à enchaîner alors je considère que la fin de saison était plus satisfaisante.

Comment expliques-tu que les résultats de Geispo’ n’étaient pas aussi bons que les saisons précédentes ?

L’équipe a changé, ça y fait. De dix joueuses, nous sommes passées à neuf. Il fallait retrouver la cohésion et ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Les autres équipes ont bien recruté aussi avec beaucoup de filles qui arrivaient de Ligue 2. Le championnat était plus relevé. Le départ d’Amélie Voynet aussi a fait mal et il a fallu se réadapter suite à cela.

Sur quels domaines de jeu as-tu progressé cette saison ?

Je suis une 3 / 4, même plus 3 que 4 et cette saison, j’ai joué beaucoup au poste 4. Je me suis améliorée dans le rebond, dans la dureté. Souvent à l’entraînement j’étais confrontée aux intérieurs et quand vous affrontez Brianna Wilson par exemple, qui mesure 1m93, je peux vous garantir que vous travaillez cet aspect du jeu. J’ai trouvé intéressant de jouer à ce poste et ça me donne encore plus l’envie d’y évoluer. Dans ma pose d’écran également je me suis améliorée, en faisant plus attention à des petits détails sur lesquels je ne me focalisais pas avant. Globalement, j’ai vraiment progressé au poste 4.

Tu as choisi de prolonger. Est-ce un choix que tu as pris rapidement ?

Oui, le choix a été rapide. J’en avais discuté avec mon agent, avec Laurence (Lemarchand, la coach) après la rencontre à Ifs et j’ai émis le souhait de rester. Mon agent a également validé mon choix. Je me suis bien plu à Geispo’ donc je n’avais pas de raison de vouloir partir.

Qu’est ce qui t’as poussé à rester une saison supplémentaire en Alsace ?

J’ai beaucoup aimé cette région, le fait de coacher aussi. C’est différent de ce que j’ai pu voir avant. Le club est familial, comme ce que je désirais. J’ai un poste en CDI en parallèle, ce qui prouve que j’ai une certaine stabilité, au travail ou au basket. Je me sens bien ici.

Quels seront vos objectifs l’an prochain ?

Ce n’est pas encore défini mais ça devrait être la même chose que l’an passé, les Playoffs. Enfin, je suppose.

Ton avis sur le recrutement de l’équipe ?

Difficile de donner un véritable avis car je ne connais pas vraiment les nouvelles joueuses. Il y a de la jeunesse, ce qui devrait amener de l’énergie.

Selon toi, quelles seront les conséquences de cette longue trêve ?

La préparation devrait être plus longue pour revenir en bonne forme, physique et technique. La saison sera peut-être plus longue aussi et devrait en tout cas être intense. En regardant les différents recrutements, il y a à nouveau beaucoup de mouvements et les joueuses auront plus d’envie. Tout le monde sera comme des morts de faim sur le terrain.

De manière générale, comment t’es-tu adaptée à la vie en Alsace ?

Comme dit auparavant, tout va bien. J’ai mon appartement, mon travail, le basket, ma voiture, ce qui me rend très indépendante. Je me suis très bien adaptée à la vie locale. Par exemple, si je suis revenu à Strasbourg, c’est que j’en avais besoin. J’espère aussi faire découvrir l’Alsace a ma famille après le confinement.

Crédit photos : Alain Rauscher

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