Dany Lamadji, le voyageur du basket alsacien

Pour les amateurs du basket alsacien, Dany Lamadji est un visage bien connu et toujours souriant. De Gries, où il a posé ses valises en premier après avoir grandi à Montpellier à Souffel’ aujourd’hui, il a vécu beaucoup de bons, et de moins bons, moments avec ce sport.

Sa routine du moment, le confinement. Comme beaucoup. Dans l’attente de pouvoir retourner s’exprimer sur ses terrains de prédilection, il s’occupe. Grand fan de manga, « geek » également à ses heures perdues (ou retrouvées depuis le début du confinement) ou musicien : « Ça peut paraître surprenant mais oui, je joue de la guitare et un peu de piano. Et je suis issu d’une famille de musiciens », il attend comme beaucoup de pouvoir une vie un peu plus normale et s’adonner à nouveau à sa passion : le basket.

Il y a plus de dix ans maintenant, Dany jouait à Gries. En Nationale 3 puis en Nationale 2, il portait durant quatre saisons la tunique verte avant de rejoindre l’AUS Schiltigheim pour y connaître ses premières émotions fortes : « Quand je suis arrivé à l’AUS, le club jouait en N2. Nous sommes descendus dès ma première saison au club. L’année suivante, nous réalisons une saison quasi-parfaite. Nous lâchons seulement quelques matchs sur la saison et finissons champions. Mais ce titre restera honorifique, le club ne souhaitait pas remonter et nous sommes donc restés en N3, avant de descendre l’année suivante ». Ce titre de champion marquait alors le point d’orgue de sa jeune carrière, non sans savoir ce que la suite de celle-ci lui réservait.

Souffel’, l’apogée

Son aventure à l’AUS se terminait en 2016 et Dany rejoignait un club presque voisin, le BC Souffelweyersheim. Si aujourd’hui il évolue avec l’équipe réserve du BCS en pré-nationale, Dany faisait partie intégrante du groupe de Stéphane Eberlin les trois premières années. Un triptyque très différent suivant les saisons : « A Souffel’, je peux dire que les trois premières saisons se suivaient mais ne se ressemblaient sur aucun point. La première, c’est un groupe reconstitué quasiment entièrement et malgré cela, nous atteignons les finales des Playoffs (défaite face à Quimper en trois matchs). La seconde, nous visions la huitième place mais nous la perdons lors de la dernière rencontre à Gries, qui décroche le titre. L’ambiance et l’entente au sein de l’équipe étaient vraiment bonnes, mais sans pouvoir l’expliquer, ça ne se traduisait pas comme nous le voulions sur le terrain. Et la troisième, je n’en parle pas. Ma plus belle saison. Entre tous les joueurs, nous étions tous très proches et cela a mené à une saison exceptionnelle ». S’il devait décrire tout ce qu’il retient de ces années, « les liens noués avec mes coéquipiers, présents et anciens. Et puis je tenais à remercier Stéphane pour m’avoir fait confiance et fait progresser. J’ai joué mon meilleur basket ces dernières saisons, à un niveau que je n’aurais pas imaginé ».

Si le club souffelois évolue aujourd’hui en Pro B et avait acquis son maintien en seconde division française sportivement, Dany redescendait de quelques échelons pour jouer avec la réserve, un nouveau rôle pour lui : « Quand j’ai su que je ne pourrais signer en Pro B, j’ai recherché un nouveau point de chute et j’ai finalement atterri avec la réserve. Ici, j’ai plus un rôle de mentor, de grand frère. J’essaie d’apporter aux plus jeunes, transmettre mon expérience et mon vécu. Il faut savoir que je participe toujours aux entraînements avec le groupe professionnel car Stéphane nous ouvre ses séances. Comme les systèmes de jeu restent identiques, j’aide aussi les plus jeunes à comprendre les attentes du staff ».

Une présence aux entraînements qui lui permet de garder le contact avec une Pro B à laquelle il aurait aimé goûter : « Forcément je suis un peu déçu. Je me disais que ce serait la continuité et une récompense par rapport à mon travail. C’est une opportunité que tu n’as pas souvent mais je reste malgré cela heureux car j’ai toujours la chance de m’entraîner avec eux ». Il tente également d’aider la « réserve » à se maintenir au plus haut niveau régional : « Je peux là par contre dire que les saisons se ressemblent. Ils évoluent dans la première partie du tableau depuis quelques années. Cette saison, notre départ a été poussif avec plusieurs défaites mais nous avons su redresser la barre et jouions bien mieux depuis quelques matchs. On espérait encore accrocher le Top 5 ».

La suite de sa carrière reste à définir.  A Souffel’ ou non, l’avenir nous en dira plus. Mais comme il aime à le répéter, « tant que j’aurais des jambes suffisantes pour courir et sauter, je continuerai à jouer ».

Crédit photo : Myriam Vogel

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