Théo Diehl, de la suite dans les idées

Lui aussi a écumé beaucoup de clubs dans la région. Sa dernière saison à Furdenheim s’est achevée avant même les décisions prises par la FFBB pour des raisons professionnelles. De retour en Alsace depuis, Théo Diehl s’est lancé dans une nouvelle belle aventure, en attendant de retrouver les parquets.

La SIG, Gries, Mulhouse, Souffel’ ou encore le WOSB. La liste des clubs où est passé Théo est déjà longue et pas des moindres. Cette saison, il venait de poser ses valises à Furdenheim en Nationale 3. L’occasion d’un nouveau départ après une dernière saison au WOSB un peu frustrante : « Mon aventure au WOSB a pris fin à l’issue de la saison et le club n’a pas souhaité me conserver. Ma dernière année a été compliquée. Je me suis blessé assez gravement en février, ce qui m’a empêché de terminer la saison et m’a sans doute porté préjudice. J’ai pris ça pour une nouvelle opportunité. Je venais d’être diplômé et cherchais du travail, alors signer à Furdenheim présentait un bon compromis. Je voulais mettre l’accent sur le côté professionnel tout en jouant à un niveau intéressant. Je connaissais déjà l’entraîneur à Furdenheim et le contact avec le président d’alors s’est très bien passé. Tout convenait donc j’ai rejoint l’équipe ».

Une saison, spéciale

Si la saison a pris fin officiellement dans le courant du mois d’avril, validant ainsi le maintien de Furd’ en Nationale 3, elle avait déjà pris un accent un peu spécial pour Théo quelques semaines auparavant. Son choix professionnel prédominant, il quittait la région et par conséquent son club : « Ce choix n’a pas forcément été facile. Je quittais ma région natale pour la première fois d’une manière durable. Mais cette option a été évoquée dès le début de la saison. Je donnais la priorité à mon travail. Et puis quand tu t’engages dans un club et que ça se passe bien, ce n’est pas facile ».

L’exercice sportif en Nationale 3 était jusque-là en dents de scie. Capables de belles performances, l’équipe pouvait également manquer complètement certaines rencontres : « L’intégration a pris du temps. J’arrivais avec Julien Sauter et nous jouions beaucoup de minutes. Alors quand le rythme des entraînements est moins fréquent, cela met plus de temps à se mettre en place. Nous étions capables de bien jouer, mais pas de manière constante ce qui pouvait frustrer en quelques sortes. Malgré tout, j’ai vraiment pris du plaisir car c’est un superbe club. J’ai vraiment adoré tout ce qu’il y a autour du terrain aussi ».

Néanmoins, son aventure dans l’ouest de la France prenait fin rapidement et Théo revenait en Alsace, sans regret. L’an prochain, il compte même reprendre du service là où tout s’était arrêté quelques semaines auparavant à Furdenheim : « Pour une saison complète j’espère ».

Dans son parcours, il est passé notamment par Souffel’ et le WOSB, deux clubs qui ont réalisé d’excellentes saisons. Toujours en contact avec ces anciennes formations où il a gardé certains amis très proches, il suit avec attention leur dernières performances : « Souffel’, j’adore ce club. J’en garde de très bons souvenirs. Je suis très content pour eux, de leur saison même si elle se termine ainsi. Pour le WOSB également. Déjà l’an passé, sans les blessures, nous aurions pu prendre part aux Playoffs. Cette année, c’est dommage pour les joueurs car prendre part aux Playoffs reste une chose unique. Mais ce n’est peut-être que partie remise pour eux ».

Pour le former, il est passé par la SIG avec comme mentor, Lauriane Dolt : « Son départ, je l’ai appris quand la SIG l’a annoncé. J’ai passé six ans avec elle, donc ça marque, nous avons vécu beaucoup de choses avec elle. Durant les années d’internat, c’était un peu notre maman à tous et nous essayions de garder contact avec elle après. Au moment de l’annonce, je lui ai écrit mais je n’ai toujours pas eu de réponses d’ailleurs, alors si elle lit cette interview ».

Son nouveau projet solidaire

Le basket passant au second plan actuellement, Théo s’est lancé avec un ami dans une nouvelle aventure. Déjà présentée sur les réseaux sociaux, il revient sur cette nouvelle activité solidaire : « L’idée nous est venue durant le confinement. Les déplacements devenaient compliqués et la saison des asperges démarrait. Pour les producteurs aussi, la situation n’était pas simple. Nous, nous sommes des traits d’union uniquement entre eux et les consommateurs. Il nous fallait aussi un soutien logistique, comptable, etc… Nous avons contacté Baguette Box qui a été très réceptif pour nous aider et tout s’est rapidement mis en route. Grâce à cela, les producteurs sont plutôt contents, tout comme les particuliers. Ce n’est pas un projet professionnel mais plutôt solidaire ».

Une nouvelle activité pour garder le rythme, en attendant qu’une vie, considérée comme plus normale, puisse reprendre.

Crédit photo : Facebook Basket Furdenheim

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