Denis Oehler : « Il faut trouver une manière intelligente et sécurisée pour reprendre le sport »

Comme tous les clubs de son territoire, le CD 67 présidé par Denis Oehler doit faire face à l’arrêt des compétitions et penser, dès maintenant, à la suite.

Tout d’abord, comment vas-tu ?

Je vais bien. Comme beaucoup, je vis confiné et je reste chez moi. C’est très important même si nous avons tous envie de toucher un ballon. Nous faisons attention pour nous préserver et ainsi faire attention aux autres. D’un point de vue basket, nous restons en lien avec les clubs grâce à notre PV hebdomadaire qui nous permet de prendre des nouvelles de nos clubs.

En ces temps de confinement, l’emploi du temps au CD 67 a dû être chamboulé ?

Complètement. Nous avons adopté l’utilisation des réunions téléphoniques, les visios et audios conférences. Hier, nous avions une réunion avec le Président de la Fédération Française où plus de 120 personnes ont pu se réunir. Nous avons entendu des messages importants pour la suite, ainsi que les orientations prises par la Fédé pour le retour à une activité plus normale.

Comment avez-vous accueilli la décision de l’arrêt du championnat ?

Nous étions tous en accord sur le fait d’arrêter. La consultation a été nationale. Bien que nous espérions secrètement pouvoir reprendre rapidement, au vu des conditions cela devient compliqué. C’est au final la décision la plus juste, je trouve, qui a été prise.

Tu parles d’une consultation nationale, qu’en a-t ’il réellement découlé ?  

Dès la fin mars, la Fédération avait pris la décision d’arrêter et de classer les équipes sur la base d’un ranking fédéral. Cela a été établi, voté et confirmé lors du dernier comité de direction. En gros et pour faire simple car ce ranking est assez compliqué, on se base sur le classement de la dernière journée jouée par toutes les équipes. D’une manière générale, il n’y a pas de montée, ni de descente, quel que soit le ranking. Mais, si une équipe d’un niveau supérieur décide de ne pas se représenter dans cette division, la promotion se fera sur base du ranking. Idem s’il y a une place dans une poule incomplète. Mais nous au CD67 ne pouvons décider de notre propre chef de la montée d’une équipe. Sportivement, on comprend qu’une équipe ayant dominé la saison ait envie de monter et que nous leur fermons la porte. Mais nous espérons pour eux que cela puisse se faire à travers une place se libérant dans la division supérieure.

Quelles sont les solutions que vous pensez mettre en place pour une reprise du basket ?

Il faut savoir que le problème aujourd’hui pour le basket, c’est que c’est un sport de contact et d’équipe, où on se passe la balle et qui se dispute dans un espace clos. Ça fait beaucoup de possibilités de continuer à se transmettre ce virus. Notre solution réside peut-être à travers le 3×3. C’est plus un sport de shoots, il y a moins de passes et se pratique avec moins de monde et en extérieur. Les gens ont envie de jouer et cela peut en parallèle permettre de développer cette stratégie. Le Président de la FFBB, Jean-Pierre Siutat, nous a d’ailleurs cité une phrase du secrétaire général de la FIBA, M. Zagklis lors de notre dernière réunion : le basket renaîtra avec le 3×3. Maintenant, à nous de mettre cela en place. Il faut en tout cas trouver une manière intelligente et sécurisée pour reprendre le sport.

Et qu’en est-il des autres projets du CD67 ?

Nous continuons à travailler le projet du Basket Center. Les études continuent même si les travaux à proprement parler sont à l’arrêt. Nous espérons toujours une ouverture en juin 2021. Ce centre va aussi nous permettre de travailler sur d’autres aspects, comme le basket santé ou le vivre ensemble. Avec toutes les initiatives que les gens mettent en place pendant cette crise, j’espère qu’avec le basket, nous pourrons aussi apporter des choses. Avec un rien, nous pouvons faire beaucoup de choses donc je reste très optimiste. Pour les compétitions, nous avons dépassé les 15000 licenciés dont une augmentation chez les filles, ce qui était un objectif de développer le basket féminin. Maintenant, on espère rendre le basket encore plus accessible.

Crédit photo : Florian Fischer

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